
Roberto Fonseca, ici au festival Jazz sous les pommiers. Un virtuose venu de Cuba.
Parfait pour les dimanches gris.
Pendant la lecture j’ai eu l’impression que mon ami Lionel
se cachait lui aussi derrière le pseudonyme de Romain Gary. Dans Gros-Câlin,
les mots ne veulent parfois rien dire. Les phrases non plus. C’est la poésie et
la simple envie d’étendre les mots au soleil qui ont poussé mon ami
Lionel à m’écrire de choses que je ne comprendrai sans doute jamais et Ajar à
écrire Gros-Câlin. C’est aussi le fait que « (…)
L’espoir exige que le vocabulaire ne soit pas condamné au définitif pour cause
d’échec (…)» qui a motivé les deux,
pour sur.
Mais pas seulement. Une fois que l’on s’est habitué a
l’écriture de Gros-Câlin (j’avais de l’entraînement (avec
mon ami Lionel)), on comprend que sous ces galimatias se cache l’histoire d’une solitude intense et incurable. Celle qu’engendre le refus de
l’individualité, de l’originalité et du non-conformisme. Celle qui happe sans compassion ou dans laquelle
on se vautre, que l’on aime et que l’on hait, et que l'on meuble grâce à une imagination sans limite. Celle que l’on vit au
milieu de la foule grouillante des métropoles déshumanisées. En voilà quelques
bribes :
(…) Il y a dix millions d’usagés dans la région parisienne et on les sent bien, qui ne sont pas là, mais moi, j’ai parfois l’impression qu’ils sont cent millions qui ne sont pas là, et c’est l’angoisse, une telle quantité d’absence. J’en attrape des sueurs d’inexistence (…)
(…) J’ai parfois l’impression que l’on vit dans un film doublé et que tout le monde remue les lèvres mais ça ne correspond pas aux paroles (…)
(…) je sais également qu’il existe des amours réciproques, mais je ne prétends pas au luxe (…)
(…) J’aime les coquelicots à cause du nom qu’ils portent, co-que-li-cots. C’est gai et il y a même là dedans des rires d’enfants heureux. (…)
(…) Blondine la
souris ce n’est pas quelque chose qui a de gros besoins, le creux de la main
lui suffit. Il y a autour de moi une absence terrible de creux de la main. (…)
(…) La vérité c’est qu’il y a une quantité impressionnante de gouttes qui ne font pas déborder le vase. (…)
Bonne lecture ;
J’avais eu le tort de penser que l’amour coulait de source
Qu’il nous tombait dessus comme une sorte de fatalité,
Que l’on se rencontrait et, voilà, que la magie opérait
Que la vie avançait et que l’amour naturellement
grandissait…
Je réalise que l’amour, c’est avec les pointes de Bolt qu’il
faut le courser,
Que c’est par le col de la chemise qu’il faut brutalement le
harponner
L’asseoir sur une chaise et lui hurler à l’oreille tous
ces foutus mots d’amour,
L’étourdir d’un coup de gourdin pour qu’il les comprenne
bien.
Chercher, trouver, garder, nourrir, accepter de voir mourir…
Faire son deuil.
Recommencer l’amour.
Voilà Ghost d'une chorégraphe dont j'apprécie particulièrement le travail, Kate Jablonski. ENjoy,

"The Future belongs to those who believe in the beauty of their dreams" (E.Rooseveldt)
Rien de tel qu'un vieux taille crayon métallique pour replonger dans l'enfance. Je taillais mes crayons ce soir -prise d'une subite inspiration artistique :-S- et d'un coup, je me suis retrouvée dans ma classe de CP. Ma première trousse, mon premier taille crayon (avec réservoir !), mes crayons de bois qui ne durait que quelques jours, tellement j'étais fascinée par le geste de tailler un crayon et par la petite dentelle qui s'accumulait dans le réservoir.

Voilà c'était un petit rien de bonheur. Trivial pour vous, fondamental pour moi 
Je déteste cette époque de l'année ou le temps ne ressemble à rien. Ni assez froid ni assez chaud. Impossible de s'habiller, la pluie cinglante; la gadoue, la tristesse de l'automne, les nuits sans fin sans le plaisir de la neige. J'hiberne. En attendant mieux.

The world is where we live, WWF.
Retour à la réalité...
Je lis les magazines féminins... après les avoir débarrassés de la pub que je déchire en menus morceaux,
J'aspire Beyonce. Enfin, j'écoute Beyonce en passant l'aspi,
Je me surprends un peu trop souvent à demander " Tu penses que je suis folle, c'est ça ?" en face, par sms ou par mail;
Je suis une consommatrice compulsive de chaussures que je commande maintenant sur ?.com
Pourtant je ne sais pas courir dans des talons. Pourtant je passe mon temps à courir.
Pas de doute, nous sommes au 21ème siècle
Pas de doute, je suis une femme
Petit examen de conscience féminine...
Seems to me that I'm spending all my time and energy feeding my own monsters...


Ce n'est pas réellement un livre mais un tourbillon qui vous aspire dans cette Afrique des paradoxes, entre violence et envoutement, atrocité et beauté, bestialité et profonde humanité, courage et lâcheté. Vous ne reprendrez votre souffle qu’après lecture de la dernière ligne. Un tourbillon de poésie aussi, les mots sont pesés, les expressions ciselées avec une précision d'orfèvre.
En voici les premiers et derniers mots :
" Lorsque j'ai rencontré l'amour, je m'étais dit, ça y est, je passe de l'existence à la vie et je m'étais promis de veiller à ce que ma joie demeure à jamais. Ma présence sur terre se découvrit un sens et une vocation, et moi une singularité. (...)"
" Vis chaque matin comme s'il était le premier Et laisse au passé ses remords et ses méfaits
Vis chaque soir comme s'il était le dernier Car nul ne sait de quoi demain sera fait".
L'équation africaine, Yasmina Khadra
Coincée entre deux pauvres hères, je tente désespérément de prendre l'air. Les portes s'ouvrent de nouveau et d'autres s'ajoutent à notre intime corps à corps publique. J'ai attendu plus de 15 minutes le RER. Je comprends que personne ne fasse confiance au prochain train. Moi la première. Mais je commence sérieusement à manquer d'air. Arrêt suivant, 5 ou 10 de plus. Mais comment parviennent-ils à entrer ? Ma compassion pour ces nouveaux frottis-frotteurs n'est qu'une pensée informe, je ne respire plus. Je m'entends glisser à mon voisin un chevrotant : "je me sens pas bien du tout"... Trou noir. Je reprends un peu mes esprits plus ou moins assise. Un brave a dû me céder sa place. Descente flageolante, lorsque mes jambes acceptent de nouveau de répondre à mon cerveau. Et je me retrouve face à une des affiches de la campagne de la rapt. J'ai comme un goût amer dans la bouche... en plus d'hypersalivation liée à la nausée.
J'ai l'étrange impression d'être un poulet.

Je guéris la déprime du retour dans la jungle parisienne à grand coups de chocolat noir à 85% et de Rugby World Cup (Oui, j'en suis aussi estomaquée que toi lecteur) ...
Surprise ce matin (enfin, pour moi, je suis consciente que la crise financière, la Grèce, la rentrée, la météo, le décalage horaire avec des match à des heures incongrues font qu'une grande partie de la planète s'en fout, m'enfin), la victoire des Canadiens contre les Tonga Island. On les appelait "des bucherons sans créativité mal organisés" (dixit Yann Delaigue, Canal+)... J'aime bien ces histoires de petits poucets qui renversent les pronostics et les équilibres déjà bien établis.
Pour faire partie de l'équipe canadienne, il faut être de préférence grand, roux, barbu, et avoir une addiction forte pour ses cheveux (et le poil en général), au point de ne pas résister plus de 20 secondes à y passer la main...Je les vois bien dans une pub pour l'Oréal. Une reconversion comme une autre, lorsque la chance aura tourné...
Ben... je n'ai jamais prétendue être une spécialiste de ballon ovale !

Dernière tentative. C'est une fatigue mise à profit finalement ;-D (comment le spleen se petit-bonheur-en-vraquise). Du coup, je trouve le premier petit dessin totalement ridicule à présent. Je le laisse tout de même, et ce d'autant plus que je trouverai sans doute ce dessin là ridicule dans quelques jours à heures...

Poussons le concept dans ses retranchements (qui sont, vous l'aurez compris, mes limites en manipulation du logiciel)... :-S

Trop de jet lag tue le jet lag.

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