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Le temps, capricieux, s'étire, se languit, court, coule, s'étourdit dans l'espace illimité de la toile... Bienvenue entre archaïsme et modernité, entre chien et loup, entre réflex et numérique, entre rires et pleurs. Laissez moi une trace de votre passage ! (POUR VOIR MON BLOG SANS PUB : ADBLOCK PLUS)

Entre deux tours

Dimanche 6 Mai 2012, 15:58 GMT+2par Kalalou
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Sauver le protagoniste

Jeudi 19 Avril 2012, 23:19 GMT+2par Kalalou
Tout cela ne pouvait que m'inspirer un petit dessin...
 
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Un amour par Dino Buzzati

Mardi 10 Avril 2012, 21:42 GMT+2par Kalalou

 

En commençant "Un amour" de Dino Buzzati, je me suis sentie un peu découragée par une vision masculine, parfois misogyne, peu flatteuse, un peu lourde parfois. Et puis des phrases de 3 pages, décourageantes, pléthoriques, étourdissantes. Je ne sais pas pourquoi je me suis tout de même accrochée à ce livre, persuadée que j'avais à y découvrir quelque chose.
Et ce fut le cas. Car il s'agit de voir ce que peuvent faire de nous les "sentiments", aussi lucide se vante t-on d'être. C'est plus une addiction qu'un amour finalement, une addiction aveuglante que l'on connait mais dont on ne peut se défaire. On est dès le départ frappé par la lucidité extrême du protagoniste sur l'absurdité de sa situation et paradoxalement, par son incapacité à agir. Un asservissement des plus perfides.
C'est l'histoire d'une grande arnaque, d'une manipulation. L'auteur nous tient finalement en haleine car on ne cesse de se demander comment un homme aussi intelligent peut se laisser manipuler de la sorte. Jusqu'où tout cela ira ? Qui craquera le premier ? S'effondrera-t-elle sous son amoncellement de mensonges ? Ment-elle vraiment ? Finira-t-il par la percer à jour ? Comme peut-on concentrer autant de bêtise et de clairvoyance dans le même personnage ? Pourquoi ne peut-il percevoir ce que nous, lecteur, voyons clairement et qui nous saute à la gorge ? Ce qu'il est impossible de voir lorsque l'on est étourdi, aveuglé par le tourbillon des passions. On a presque envie de le sortir de cet imbroglio, de le tirer par le bras en l'attrapant dans une page. De le sauver de ce chaos.

Bref, c'est un Buzzati à lire pour découvrir tout ça. En voilà un morceau : "(...) La véritable musique est tout entière ici dans le regret d'hier et l'espoir de demain, l'espoir aussi douloureux que le regret". 

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Contes carnivores

Mardi 6 Mars 2012, 12:25 GMT+2par Kalalou

Je vais simplement vous raconter cette petite anecdote pour vous donner l’envie de dévorer les contes carnivores de Bernard Quiriny. Un recueil exquis d’histoires courtes très déroutantes, bien écrites et faisant montre de l’imagination pantagruélique de l’auteur. J’avais commencé le livre depuis quelques temps et étais prise d'une envie fébrile de le partager mais je n’avais que mon frérot sous la main. Rivé à son ordinateur portable, un smartphone sur le bureau, un iphone dans la main, il sauvait une fois de plus le monde depuis son clavier… Je m’aventurai pourtant à interrompre ce superman des temps modernes.

couv_contes

      -  "Frérot, il faut à tous prix que tu lises ce bouquin, il est super"
-  "Un livre ? Tu sais bien que je ne lis pas, je n'ai jamais aimé lire" (oui, l’homme est d’une espèce de cool geek, espèce bien répandue en ce 21ème siècle)
- "Mais vraiment c’est super bien, tu devrais le lire"
"Pas envie ni le temps de lire un livre, a fortiori un livre qui s’appelle contes carnivores, désolé"
- "Bon, je t’en lis une petite histoire"
-  "Purée, j’ai 25 ans, tu ne vas pas me lire un conte quand même !"
- "Aller…"

Faisant fi de sa mauvaise volonté, je commençai à lire en page 31 l’histoire de l’Evêque de San Julian, une histoire haletante d'évêque à plusieurs corps. Frérot faisait semblant de continuer à pianoter sur son ordinateur mais je sentais bien que son pianotage devenait de plus en plus rare. Lorsqu’en plein milieu de l’histoire, l’œil malicieux, je fis mine d’arrêter de lire en lui disant « je vois que cela ne t’intéresse pas, j’arrête, désolée de t’avoir embêté… » ; mon cadet me lança un regard mi-noir mi-désespéré et répliqua : « maintenant que tu as commencé, tu ne vas tout de même pas arrêter !!! »

Depuis, chaque fois que je sors le livre (je fais un peu exprès de le sortir quand il est dans les parages), mon frérot se rapproche, s’installe confortablement, et me dis, l’air de rien : « je ne fais rien là, tu peux lire fort si tu veux, ça m’occupera… ». Je souris intérieurement et reprends ma lecture à voix haute.

Voilà comment je me suis remise à lire des contes à mon frérot de 25 ans.

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Fonsé quoi ?

Dimanche 22 Janvier 2012, 15:18 GMT+2par Kalalou

Roberto Fonseca, ici au festival Jazz sous les pommiers. Un virtuose venu de Cuba.
Parfait pour les dimanches gris. 

 

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Gros Câlin

Dimanche 22 Janvier 2012, 11:57 GMT+2par Kalalou

Pendant la lecture j’ai eu l’impression que mon ami Lionel se cachait lui aussi derrière le pseudonyme de Romain Gary. Dans Gros-Câlin, les mots ne veulent parfois rien dire. Les phrases non plus. C’est la poésie et la simple envie d’étendre les mots au soleil qui ont poussé mon ami Lionel à m’écrire de choses que je ne comprendrai sans doute jamais et Ajar à écrire Gros-Câlin. C’est aussi le fait que « (…) L’espoir exige que le vocabulaire ne soit pas condamné au définitif pour cause d’échec (…)» qui a motivé les deux, pour sur.
Mais pas seulement. Une fois que l’on s’est habitué a l’écriture de Gros-Câlin (j’avais de l’entraînement (avec mon ami Lionel)), on comprend que sous ces galimatias se cache l’histoire d’une solitude intense et incurable. Celle qu’engendre le refus de l’individualité, de l’originalité et du non-conformisme. Celle qui happe sans compassion ou dans laquelle on se vautre, que l’on aime et que l’on hait, et que l'on meuble grâce à une imagination sans limite. Celle que l’on vit au milieu de la foule grouillante des métropoles déshumanisées. En voilà quelques bribes :

groscalincouv

(…) Il y a dix millions d’usagés dans la région parisienne et on les sent bien, qui ne sont pas là, mais moi, j’ai parfois l’impression qu’ils sont cent millions qui ne sont pas là, et c’est l’angoisse, une telle quantité d’absence. J’en attrape des sueurs d’inexistence (…)

 (…) J’ai parfois l’impression que l’on vit dans un film doublé et que tout le monde remue les lèvres mais ça ne correspond pas aux paroles (…)

(…) je sais également qu’il existe des amours réciproques, mais je ne prétends pas au luxe (…)

 (…) J’aime les coquelicots à cause du nom qu’ils portent, co-que-li-cots. C’est gai et il y a même là dedans des rires d’enfants heureux. (…)


(…) Blondine la souris ce n’est pas quelque chose qui a de gros besoins, le creux de la main lui suffit. Il y a autour de moi une absence terrible de creux de la main. (…) 

 (…) La vérité c’est qu’il y a une quantité impressionnante de gouttes qui ne font pas déborder le vase. (…)

Bonne lecture ; 

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Déconvenue

Samedi 7 Janvier 2012, 22:08 GMT+2par Kalalou

J’avais eu le tort de penser que l’amour coulait de source
Qu’il nous tombait dessus comme une sorte de fatalité,
Que l’on se rencontrait et, voilà, que la magie opérait
Que la vie avançait et que l’amour naturellement grandissait…

 Je réalise que l’amour, c’est avec les pointes de Bolt qu’il faut le courser,
Que c’est par le col de la chemise qu’il faut brutalement le harponner
L’asseoir sur une chaise et lui hurler à l’oreille tous ces foutus mots d’amour,
L’étourdir d’un coup de gourdin pour qu’il les comprenne bien.

Chercher, trouver, garder, nourrir, accepter de voir mourir…

Faire son deuil.

Recommencer l’amour.

 

Voilà Ghost d'une chorégraphe dont j'apprécie particulièrement le travail, Kate Jablonski. ENjoy,

 

 

 

 

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Wishes

Samedi 7 Janvier 2012, 21:40 GMT+2par Kalalou

"The Future belongs to those who believe in the beauty of their dreams" (E.Rooseveldt)

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Taille crayon

Dimanche 4 Decembre 2011, 23:20 GMT+2par Kalalou

Rien de tel qu'un vieux taille crayon métallique pour replonger dans l'enfance. Je taillais mes crayons ce soir -prise d'une subite inspiration artistique :-S- et d'un coup, je me suis retrouvée dans ma classe de CP. Ma première trousse, mon premier taille crayon (avec réservoir !), mes crayons de bois qui ne durait que quelques jours, tellement j'étais fascinée par le geste de tailler un crayon et par la petite dentelle qui s'accumulait dans le réservoir.


Voilà c'était un petit rien de bonheur. Trivial pour vous, fondamental pour moi ;-)
Je déteste cette époque de l'année ou le temps ne ressemble à rien. Ni assez froid ni assez chaud. Impossible de s'habiller, la pluie cinglante; la gadoue, la tristesse de l'automne, les nuits sans fin sans le plaisir de la neige. J'hiberne. En attendant mieux.

 

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Misogynie à part

Dimanche 13 Novembre 2011, 11:15 GMT+2par Kalalou
courrier_int
 
Pas pu m'empêcher...
Glané sur le courrier international, dessin  Bertrams.
Sinon, oui, la campagne est belle, 
Non, Paris ne me manque pas...
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Nous sommes 7 000 000 000

Lundi 31 Octobre 2011, 12:29 GMT+2par Kalalou

 

 

The world is where we live, WWF.
Retour à la réalité...

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No doubt, I'm a woman

Dimanche 30 Octobre 2011, 18:10 GMT+2par Kalalou

 magazineJe lis les magazines féminins... après les avoir débarrassés de la pub que je déchire en menus morceaux,
J'aspire Beyonce. Enfin, j'écoute Beyonce en passant l'aspi,
Je me surprends un peu trop souvent à demander " Tu penses que je suis folle, c'est ça ?" en face, par sms ou par mail;
Je suis une consommatrice compulsive de chaussures que je commande maintenant sur ?.com
Pourtant je ne sais pas courir dans des talons. Pourtant je passe mon temps à courir.

Pas de doute, nous sommes au 21ème siècle
Pas de doute, je suis une femme

Petit examen de conscience féminine...

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Feeding my monster

Mardi 18 Octobre 2011, 02:14 GMT+2par Kalalou

Seems to me that I'm spending all my time and energy feeding my own monsters...

 

 

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Tourbillon

Jeudi 13 Octobre 2011, 15:28 GMT+2par Kalalou

couv equation africaine

 

 

Ce n'est pas réellement un livre mais un tourbillon qui vous aspire dans cette Afrique des paradoxes, entre violence et envoutement, atrocité et beauté, bestialité et profonde humanité, courage et lâcheté. Vous ne reprendrez votre souffle qu’après lecture de la dernière ligne. Un tourbillon de poésie aussi, les mots sont pesés, les expressions ciselées avec une précision d'orfèvre.

En voici les premiers et derniers mots : 

" Lorsque j'ai rencontré l'amour, je m'étais dit, ça y est, je passe de l'existence à la vie et je m'étais promis de veiller à ce que ma joie demeure à jamais. Ma présence sur terre se découvrit un sens et une vocation, et moi une singularité. (...)"

 

" Vis chaque matin comme s'il était le premier Et laisse au passé ses remords et ses méfaits
Vis chaque soir comme s'il était le dernier Car nul ne sait de quoi demain sera fait".

L'équation africaine, Yasmina Khadra

 

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Chicken party

Dimanche 9 Octobre 2011, 21:03 GMT+2par Kalalou

Coincée entre deux pauvres hères, je tente désespérément de prendre l'air. Les portes s'ouvrent de nouveau et d'autres s'ajoutent à notre intime corps à corps publique. J'ai attendu plus de 15 minutes le RER. Je comprends que personne ne fasse confiance au prochain train. Moi la première. Mais je commence sérieusement à manquer d'air. Arrêt suivant, 5 ou 10 de plus. Mais comment parviennent-ils à entrer ? Ma compassion pour ces nouveaux frottis-frotteurs n'est qu'une pensée informe, je ne respire plus. Je m'entends glisser à mon voisin un chevrotant : "je me sens pas bien du tout"... Trou noir. Je reprends un peu mes esprits plus ou moins assise. Un brave a dû me céder sa place. Descente flageolante, lorsque mes jambes acceptent de nouveau de répondre à mon cerveau. Et je me retrouve face à une des affiches de la campagne de la rapt. J'ai comme un goût amer dans la bouche... en plus d'hypersalivation liée à la nausée.
J'ai l'étrange impression d'être un poulet. 

 

parodie ratp

 

Ceci est une parodie de la campagne ratp

 

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