Kalalou

S'unir.

S'unir

S'unir

S'unir

Nous sommes les 99,999% contre la barbarie. 

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Echo aux excaliers de Carole

Certains partent en bateau, d'autres en avion
Les croisiéristes ne jurent que par les paquebots-immeubles (de croisière)
D'autres partent en vélo, en tandem ou en auto.
Voilà quelques invitations au voyage,
Voyage en escalier.

   

 

 

  

 

 

Voir l'inspiration chez Carole, ici: http://www.chemindesjours.com/2016/03/escaliers.html

 

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L'éclipse humaine

 

Trente ans est l'âge de l'éclipse humaine
Comme l'ombre de la Terre avale la lune pâle,
Les humains, soudain, disparaissent
De vie sociale, plus le temps, plus l'envie. 

Les deux sont digérés par la détermination
D'élever ces enfants là et de faire d'eux,
Les premiers, les meilleurs,
De leur donner ce dont on pense avoir manqué
Pour...

Ce que l'on voudrait corriger
Ce que l'on pense pouvoir refaire
Obnubilé par le désir de faire de ces petites créatures
Un meilleur eux même
Les humains, soudain, disparaissent
Dévoré par la détermination,
Préoccupés par les couches
Absorbés par les purées de carottes
Envahis par l'enfance
Épuisés par les pleurs nocturnes
Puis par les activités périscolaires
Puis par les sorties scolaires
Puis par les maitresses aigries
Puis par les directeurs d'école hypocrites
Puis par les professeurs de piano du mercredi après midi
Puis par les parfaites fêtes d'anniversaire

Un clown à 200 euros, un déguisement de princesse,
Les gobelets la reine des neige,
Maquillage et activité poterie
Parfaite fête
Les sacs de bonbons
Le gâteau des neiges,

Réparer, donner, acheter pour réparer
Acheter la réparation
Monnayer la perfection.

A la fin de l'éclipse, les humains réapparaissent
Surpris de voir qu'autour d'eux, le monde a continué de tourner
Sans les attendre, sans souffler. 

 (source photo: common wikimedia)

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Vivre en FInlande

Vivre en Finlande est le genre de situation qui génère facilement un fort et paradoxal sentiment d'amour-haine.

Amour, parce que je suis consciente de vivre dans l'un des pays les plus sûrs de la planète. Je peux sortir à toute heure et revenir à vélo ou à pied à la maison sans inquiétude. S'il est 04h00, je rencontrerai quelques insomniaques promeneurs de chiens, quelques jeunes en quête d’after et quelques rares passants. S’il est 05h00 et que je traîne dehors (ben oui), je verrai les premières femmes de ménage en route pour leur travail ingrat. Elles s’arrêteront au feu rouge même si aucune voiture n’est visible et attendront le vert pour traverser une rue déserte. Les enfants vont à l’école seuls et sans inquiétude dès 7 ans, traînent en "petite bande de quartier" bien plus tôt. Toutes les fois où j’ai perdu mon portable (ouais ça m’est arrivé plus d’une fois :-D), il m’a été ramené. Si certaines de mes affaires ne sont pas à l'endroit où je les ai mises, c’est sans doute que je perds la tête et que je les ai déplacés de mon propre chef parce que personne n'aura l'idée de toucher une chose qui ne lui  appartient pas (ce qui aboutit à des situations critiques dans notre réfrigérateur au boulot de temps en temps, donc, en fait ce n’est peut-être pas qu’un point positif :-). Je ne dis pas qu'il n'y a pas de vol en Finlande (des vélos disparaissent de temps en temps), mais ils sont assez anecdotiques pour qu’on ne surveille pas nos affaires en mode paranoïa.
Amour aussi parce que les gens respectent vos moments privés et vous ne serez pas dérangés au moment précis où vous avez besoin de solitude (ou tout autre moment, Hahaha). Parce qu'ici, vous pouvez être une femme, porter un percing dans le front ou un grand tatouage bien visible
(ou avoir n’importe quelle attitude non "mainstream") et être la directrice d'une université ou une femme d'affaires prospère et respectée. Amour aussi à cause des paysages étonnants, du bel été finlandais, de l'automne magnifique et de l'hiver blanc avec des paysages exotiques et crémeux. Parce que cet hiver crémeux est l’occasion de tester des activités insolites. Amour en raison de l'omniprésence de la forêt. En raison de la beauté des lacs finlandais, en raison du faible niveau de pollution et du nombre de gens, parce qu'ici, je peux respirer, finalement. Parce que les embouteillages signifient 10 minutes à 20 km / h. Peut-être 15 si vous êtes vraiment malchanceux. En raison de la rapidité de l'administration et l'efficacité de la plupart des services, en raison de la possibilité d'utilisation d'Internet pour de nombreuses tâches administratives. Parce que la plupart des endroits sont propres.

Mais attendez. Je déteste aussi la Finlande assez souvent.
La haine vient du fait, qu’il est plus difficile de créer un réseau social privé avec des finlandais que de faire un chameau passer par le chas d'une aiguille. La société finlandaise est verrouillée, si l'on considère les relations humaines comme elles sont généralement considérées dans d’autres endroits où j’ai vécu : discussion, invitation chez les uns les autres, sorties impromptues. Cela n'existe tout simplement pas ici (à moins de connaître d'autres étrangers, avec lesquels on fini par créer une "bande d'expatriés" ce qui est mon cas, mais je ne peux m'empêcher de trouver absurde d'être en Finlande et de ne fréquenter que (ou presque que) des expats). Certains Finlandais sont bavards (là, je tente péniblement de ne pas tomber dans le stéréotype). Cependant, une grande partie des gens ne parle qu’en cas de besoin absolu. Certaines personnes finlandaises pourraient vous inviter chez eux. Cependant, la majorité des gens a probablement trop peur d'être jugée pour inviter un étranger à la maison. Il faut donc s’adapter à ce nouveau type de relation humaine, que certains qualifieraient de froid, que je préfère considérer (dans mes bons jours) comme simplement différent. Peu de mots ne signifient pas que les gens ne vous aiment pas. Je gère la plupart du temps. Mais de temps en temps, les longues discussions où, autour d'un verre de vin rouge (et pas de 5 bouteilles de vodka: je n'ai pas besoin d'être ivre morte pour socialiser), où on refait le monde avec une petite bande réunie au hasard avant d'aller à un concert me manquent. Les invitations spontanées sans aucune autre intention que de passer du bon temps ensemble (et même si la maison n’a pas été lustrée du sol au plafond) me manquent. Les conversations instinctives avec de parfaits étrangers sur des sujets improbables, les petites conversations inutiles sur la météo me manquent. La parole, utile, inutile, les mots me manquent. En fait, j’aime et je hais cette économie « utile » de mots inutiles. Ce parler utilitaire. Haine aussi, contre cet hiver sombre qui fatigue et installe sa mauvaise humeur pendant 5 mois sur 12, qui pompe toute votre vitamine D et toute votre énergie. La neige le rend plus agréable et doux, mais avant et après la neige, le pays tout entier est un endroit gris et caillouteux, vaseux et boueux de neige qui ne cesse de fondre, où les gens portent des bottes en caoutchouc et des pantalons en plastique (ok maintenant j'exagère, mais c’est l'hiver, vous savez). Et puis finalement, je déteste le manque de diversité et l'uniformité relative dès que vous allez 20 km de Helsinki... 

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I live in FInland

Living in Finland is the kind of situation that easily generates a strong paradoxical hate-love feeling.

Love, because I am aware of living in one of the safest country on the planet. I can go out any time and come back home biking or walking if I want anytime. If it is 4:00 am, I will meet few dog walkers, few young after party and some late passer-by. When I leave the party around 5:00 am, I might meet the first cleaning ladies going to their early work. They will stop at the red light even if no car is visible around and wait until the light goes green to cross a deserted street.  All the times I lost my mobile (this has happened couple of times hiihi :-D) it was brought back to me. If some of my stuff are not at the place I put them, it means that I moved them myself because no one will have the idea to touch the belongings of someone else (this gives creepy situations in our work fridge from time to time, I actually don't know if this is a pros :-). I don't say that there are no theft in Finland (bicycles disappear every now and then), but they are anecdotal enough not to turn paranoid about our belongings. Because people respect your private time and won't disturb you at the precise moment you need loneliness (or any other moment Hahaha). Because here, you can be a woman, wear a skirt or some large and visible tattoos and be the president of a university or a respected successful businessman. Love because of the amazing landscapes, of the beautiful Finnish summer, the gorgeous fall and the white winter with creamy exotic landscapes. Because this creamy winter gives occasions for funny and quirky winter activities. Because of the forest omnipresence. Because of the beauty of Finnish lakes, because of the low level of pollution and low amount of people, because here, I can breath, eventually. Because traffic jam means 10 minutes at 20 km/h. Maybe 15 if you're really unlucky. Because of the rapidity of administration, and the efficiency of most of the services, because of the possibility of use of internet  for many administrative task. Because most of the places are in clean conditions.  

But wait. I also hate Finland pretty often.
Hate because it is harder to create a private social Finnish network than to have a camel going through the eye of a needle. The Finnish society is locked, if you consider human relationships as they are generally considered in some other places where I lived: chat, invitation at one or an others' house, getting out together. These merely doesn't exist here (unless you have some international friends which is luckily my case, but put me in the awkward situation of the expat bubble). Some Finnish people are talkative (let's try not to fall in the stereotype). However, a large part of Finnish people talk only in case of absolute necessity. Some Finnish people might invite you at their place. However the majority of people is probably too afraid of being judged to take a foreigner at home. So you need to adapt to this new kind of human relationship, that some would describe as cold, that I prefer to consider (in my good days) as different. Few words doesn't mean that people don't like you. I manage most of the time. But  from time to time, I miss long discussions where, around a glass of red wine, I redo the world with random friends before going to a concert. I miss spontaneous invitations without any other intention than spending good time together (and even if the house is not spotless clean). Along the same lines, I also miss spontaneous chats with perfect foreigners about random subjects, I miss boring social talks about the weather with my neighbours. I miss spoken words. Hate also, because of this dark winter that makes you tired and moody for 4 months out of 12, sucking all your vitaminD and all your energy. Snow makes it nicer and as I said creamy and soft. However, before snow and after snow, the entire country is a sludgy and slushy grey and stony place, where people wear gum boots and "plastic trousers" (ok now I am exaggerating, but it is winter, you know). Because of the lack of diversity and the relative uniformity as soon as you go 20 km from Helsinki. Because...

 

Turku, Winter 2016.

 

 

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On va où?

J'ai bien peur d'être gagnée par la morosité ambiante. Je me demande encore si tout cela a un sens ET où on va ET si cela a un sens d'aller par là.
J'occupe pour un mois et pour raisons professionnelles, un logement temporaire dans une ville étrangère. Un logement muni d'une télévision. Pour la première fois depuis 7 ans, je "dispose" d'une télévision. Je l'allume. Je regarde avec curiosité ce que j'ai pu manquer depuis 7 ans. De la télé réalité. Des reportages subjectifs. Des informations parcellaires. Encore de la télé réalité. De la mise en scène à deux sous. Du suspense sans intérêt. Je tente la TV russe. HI HI HI. L'apologie de la grandeur de la Russie. Je mets la TV suédoise: une nounou va mater les enfants terribles suédois en télé réalité. Je passe sur France24: les décryptages d'information spéculative et des paris sur un futur que personne ne sait. Il faut meubler en attendant le prochain drame. Je passe à la télévision Finlandaise: je ne comprends rien. Je remets FOX. J'éteins la TV. Fin de l'aventure télévisuelle. Je ne regrette pas la télé. 

Je vais sur le net. Les sites d'information généraux sont devenus tellement politisés qu'on s'y promène comme dans une affiche électorale, avec en prime des publicités et liens vers des sites promotionnés pour rôle de détourner l'attention du lecteur - mais de quoi en fait? On est pas là pour lire, on est là pour parcourir. Les lobby sont partout. Le diplo a perdu la problématique. Le courrier sombre dans la médiocrité; on s'y rend comme chez Madame Irma, pour avoir l'horoscope. Les Inrocks n'ont un intérêt que si l'on est parisien et je le quitte circonspecte, sur un So chic musée des soeurs Olsen. Slate ne ressemble plus à rien. Rue89 s'est perdu en route. Konbini ne pop plus grand chose. Médiapart, malgré la bonne volonté du départ est devenu comme tout le monde. Partout on cherche le bon mot que l'on va monter en mayonnaise. Plus personne ne veut comprendre, on veut le scoop, le preums. Souvent on copie-colle avec la rage des cancres. Ailleurs, des personnes sans intérêt racontent leur vie sans intérêt (oui, comme moi). D'autres commentent afin, souvent, de dénigrer ou d'humilier. Rarement un commentaire constructif émerge du lot, mais on ne le verra pas, il sera perdu dans la masse banale. Presque tout le monde a raison. Presque tout le monde sait tout, et de façon définitive. Je tape: œillères et vision unicentrée; après des errances insignifiantes, je tombe sur le talk "The danger of a single story"de Chimimanda Ngozi Adichie. J'apprécie ce rai de clarté dans la grande benne de médiocrité. Puis je retombe dans la masse, je suis happée. La toile qui un jour était un plaisir de découverte est devenue la grande décharge du vil et du médiocre. DU sans intérêt. La quantité de merde est devenue tellement importante qu'il est presque impossible de trouver la qualité, qui est là, oui, cachée quelque part: Sous un tas d'immondices, envahie par les ronces et les épines. 

J'éteins l'ordinateur.

PLus tard, j'attrape A Whole life de Robert Seethaler.

 

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Une voix, une plume

Jean-Marie Pelt où, l'écologie tous les jours. 

Hommage. 

 

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Il fait blanc.

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C'était une immense fourmilière...

         ...Où se pressaient, flânaient, paradaient des

         Fourmis rouges d'une colère ancestrale dont la cause s'était évanouie dans les réseaux de galeries
         Fourmis noires folles à lier, convulsivement matérialistes
         Fourmis manioc nostalgiques du temps des soupirs
         Fourmis à grosses têtes trop remplies d'un hier
         Fourmis flamandes sans avenir dans un univers tropical
         Fourmis volantes, papillonnant sans but de fourmilières en fourmilières
         Fourmis des jardins très paresseuses dans leurs hamacs
         Fourmis de feu, tombées dans la passion pour toutes choses
                   Fourmis lasses d'êtres ouvrières, mais paralysées par les rêves d'un autre destin 
                   Fourmis sans reine, déchirées par la soif du pouvoir

 

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Une île improvisée?

C'était une île oubliée

 Un île entre parenthèse, 

Une île en pointillés

Une île au vent, 

Une habitée

Une île trop habitée

Une île mal habitée

Une île hantée et torturée

Une île du buzz

Une île rumeur.

Une île prétentieuse

Une île au dessus de ses moyens 

Une arrogante,

Une île au chômage

Une île sous perfusion

Une île envieuse

Une île verte de jalousie

Une île fleurie,

Une ville verte et fleurie. 

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From Fort-de-France, with Love

 

Inutile de s'éterniser sur ce petit changement calendaire, 
Ce qui est fait est fait, ce qui vient vient. 
 

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Rencontrer Papanosh

 Ici: 

 Au Jazz club de France music, Au hangar  23 de Rouen, émission du 15/04/2014

Ou Ici: 

https://soundcloud.com/papanosh 

 

 
 

 

 

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Conte de fées

C’est l’histoire de la petite Blanche Neige, qui comme on ne le sait pas, à la peau caramel et le cheveu de coton, est orpheline de mère et tyrannisée par une belle-mère obsédée par la jeunesse éphémère et l’apparence physique . Et voilà, elle rencontre les sept nains, sept petits hommes multicolores et trapus qui, après des centaines de déceptions sentimentales, ont décidé de vivre en reclus dans la nature afin de se rapprocher des choses vraies. Ils acceptent cependant Blanche Neige, qui s’installe chez eux sans ambigüité, et une solide amitié nait entre eux. Mais la méchante belle mère obsédée, apprenant que sa rivale est encore en vie, se transforme en vendeuse de fruits vieille et fripée afin d’empoisonner une fois pour toute la petite. Alors qu’elle se promène en forêt, blanche neige se retrouve face à une grand-mère d’allure affable qui lui propose gentiment une pomme. Blanche Neige qui est polie accepte la pomme charitablement proposée, mais une fois la vieille partie, la petite qui a plus d’un neurone dans la calebasse s’interroge. Que faisait cette petite vieille seule dans la forêt déserte avec son panier de pomme ? Ben oui, ce n’est pas Central Parc cette forêt, et on n’y rencontre pas grand monde en général. Elle n’est pas soupçonneuse mais se méfie tout de même et préfère balancer la pomme. Sauf que, au même moment, un prince perdu passait par là et il se prend la pomme en pleine tête. La petite, qui a une sacré force dans les biceps, a lancé la pomme avec rage. La violence du choc sonne un peu le prince. « Oh, merde » s’exclame Blanche Neige avant de courir à son secours. (Décidément, pour une forêt « déserte » ça en fait du monde) Sacrebleu, j’ai assommé un… oh un sacré bel homme s’exclame-t-elle en observant le visage du jeune homme…

Elle l’allonge dans l’herbe et va chercher un baquet d’eau afin de lui remettre les idées en place. Une fois trempé et réveillé, elle discute avec le prince qu’elle trouve, en plus de son petit air mignon (hormis la bosse), intelligent et drôle. Ils se revoient autour d’un café, et l’alchimie persiste. Au 3ème rendez-vous, ils sont connectés et Blanche Neige ne peut s’empêcher de se demander si le prince est un de ces assistés du système à qui elle devra servir de mère et de bonne à tout faire ou si lui aussi mettra la main à la pâte. La question la taraude et au 5ème rendez-vous elle finit par lui demander, – « mais dis-moi, tu es plutôt du genre prince qui a eu une bonne l’accompagnant aux toilettes ou tu es plutôt genre prince indépendant? » Il répond qu’il a été très entouré mais que ça ne lui a pas tout le temps plu, qu’il est du genre solitaire. Ils se virent et se revirent et l'amour grandit et s'épanouit. 

Ils ne se marièrent pas, Blanche Neige était persuadée que mettre la loi et le public dans leur vie privée était un formidable tue l’amour, en plus les robes de princesse à manches gigots, ce n’était pas vraiment son truc. Cela dit, ils eurent une relation sincère dans laquelle ils étaient d’égal à égal. Ils n’eurent pas d’enfants car il y avait en cette époque une sacré mode d’enfanter, pour faire plaisir a la bonne société, sans considération écologique et sans se soucier de la planète sur laquelle ces enfants semés en pagaille vivraient.
Ils furent heureux, sacrément heureux. Ils traversèrent des épreuves côtes a côtes en se tenant la main. Ils se lâchèrent la main quelques fois pour mieux se retrouver. Ils se renouvelèrent en permanence, réinventèrent leur amour tous les soirs et tous les matins
.

Photo Dorothy Dandridge,
http://www.imdb.com/name/nm0199268/?ref_=nmbio_bio_nm

 

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Contre

You know what they did, what they expected

This is what we gonna do, besides other things...

              
 

Live with intensity and fuck all kinds of extremisms
 
Today, I am me, a free woman, from a free country
I am totally french, I am totally caribbean
On both side of the ocean, my ancestors fought to be free
and I am not gonna tarnish or negotiate my freedom
By being me, I am this young man at the terrace, this woman listening rock music, these people looking at a soccer game
I am totally and fully human
Today
Tomorrow I still will  be, without losing a ounce of my authenticity
 

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Minute d'indecision

 

 

  Should I leave? Should I stay?
Better come back, another day. 

 

Sinon j'ai pris ce blog a  bras le corps, j'ai changé les meubles, déplacé les sofas.
Je ne suis pas encore totalement satisfaite du résultat. Tu peux me dire ce que tu en penses si tu es toujours la.  

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On demande un crooner

Et comme l'hiver vient, il faut boire du soleil par les oreilles...  

Aux Antilles, on avait des crooners, des vrais. Donc Eric Virgal était un de ceux là. Un crooner cocotier (si tu sens que ceci est péjoratif, passe ta route, car j'ai adoré cette période de la musique d'Eric Virgal et les cocotiers). En ces temps là Orlane avait fraîchement débarqué dans le petit pays. En ces temps là, les demandes en mariage se faisaient autour d'un panier de linge mouillé, elle détachait ses cheveux d'un geste décidé, disait oui, et voilà. Il pouvait commencer lui aussi à étendre le linge. Et voilà. 

 

 

 Il faut souligner que le clip, car je crois qu'il a bien vieilli, est une réalisation de Jocelyn Vautour, qui commis bien plus tard l'émission Backstage, une émission musicale antillaise surréaliste, entre Matrix et le vrai esprit canal, genre gentil farfouilleur de merde. Un de ces trucs qui a disparu à jamais du PAF. Backstage, si tu me lis et que tu veux revenir on t'attend car "Ce que vous appelez de la frime, c'est du style Et ce que vous appelez de l'arrogance, pour nous, c'est du talent" (c'est une référence pour les initiés). 

Allez  pour voir la dernière (je crois) de backstage avec les journalistes invités à donner leur avis sur l'émission. 

Et voilà 3 chapeaux bas aux artistes en 1 post.  

 

 

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Winter is coming, brace yourself

 Enlace, étreins, embrasse
L'hiver vient

 

 

 

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Fly

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For any reason, go

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In the right direction though

 

 

 

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Make the move

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Don't be afraid, just go

 

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By any means, let's go

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Through all ways, let's go

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Let's go (2)

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Let's go

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Bird of passage

 

               

 

 

L’autre nuit j’ai dormi dans un hamac de souvenirs.

Neuf ans que j’écris sur le Kalalou la joie, la tristesse, les déconvenues, les déceptions, l’aventure, les saisissements. Des émotions, des sentiments. Neuf ans que j’éprouve le besoin de laisser des traces de mon passage.

Quel passage?

Dans émotion, il y a mouvoir: s’agit-il d’avancer ou de reculer?

Tout dépend a quelle échelle on analyse le mouvement.

Mon monde n’a cessé de s’écrouler et se reconstruire. Comme un château de sable battu par les vagues. Un jour solidement planté dans le décor de la vie, arborant une tour à faire pâlir l’ennemi, la seconde d’après englouti par les flots aveugles et voraces. Le corps flétri, j’ai reconstruit, jusqu'à la prochaine marée. Je tomberai encore. Je reconstruirai encore. Avec le même sable mouillé par les vagues, avec le sel neuf porté par la marée, j’enrichirai ma citadelle des petites pierres et des étranges coquillages que la mer m’aura offerts ou que j’aurai glanés dans mes souvenirs.

 

 

 

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De la difficulté d'exister au moment de la globalisation

Où la peur de l'insignifiance.
35 ans. 

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Je vais devenir un vaurien, c'est sur

 

 

 

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De lire je n'ai pu m'arrêter

Je tentais de me défiler mais pour mon plus grand bonheur, les livres m’ont rattrapée (Merci Solange).

http://www.republique-des-lettres.com/img/livre-kafka.png

J'étais très excitée à l'idée de lire lettre au père de Kafka. J'avais peut-être placé trop d'espoir en ce livre et j'espérais y trouver des réponses que je n'ai pas trouvées. A la place, un dialogue de sourd entre un père et un fils tous deux névrosés. Un amour impossible entre deux êtres imperméables. Ce livre montre l'étendu de l'échec d'une relation entre deux hommes fatalement réunis par les liens du sang et par le regard que porte la société sur la relation père-fils. Rien de tangible, de palpable, de concret ne réuni pourtant ces deux êtres. Kafka nous rappelle que la parentalité n'est pas une évidence. Que la fibre parentale n'est pas innée. Que son propre enfant peut être un sombre étranger. Que son propre père peut être un total inconnu. En voilà quelques morceaux : 

"Cher père, tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Je n'ai rien su te répondre, en partie justement à cause de la peur que tu m'inspires.  
" ...ce qui m'empoigne doit nécessairement te laisser froid et indifférent (...) ce qui, dans ta vie, reste sans conséquence, peut devenir le couvercle de mon cercueil". 

RESPIRE.

Puis Patrick Modiano. J'ai commencé par "L'herbe des nuits", attirée par ce titre intriguant. Je l'ai lu goulûment, sans hésitation, sans savoir exactement où l'auteur voulait me mener, promenée sans cesse entre présent et passé, intriguée, attendant avec une impatience presque maladive le dénouement de l’intrigue. Il ne viendra qu’à la page 115 (sur 169). Pour venger le protagoniste de cette Dani qui jongle avec ses sentiments, l'auteur laisse le lecteur dans un épais brouillard. L’auteur comme Dani, « élude les questions trop précises », ne tente pas de préciser la nature de la relation du protagoniste avec Dani. Est-ce que l’on appelle une mise en abîme ? A nos nombreuses questions, il répond : «  Plutôt que de toujours soumettre les autres à un interrogatoire, il vaut mieux les prendre en silence tels qu’ils sont ». Modiano semble écrire en silence, nous délivrer au compte gouttes les sentiments, informations, données qu’il souhaite partager : « il faut toujours prendre les gens qu’on aime tel qu’ils sont, et surtout ne pas leur demander des comptes ».

Cette lecture m’encourage à poursuivre mon exploration de l’œuvre de Modiano. En voilà quelques bribes: 

 "Il existe une période de la vie pour cela, un carrefour où vous pouvez encore hésiter entre plusieurs chemins"

 "...on évite d'écrire les détails trop intimes de notre vie, de crainte qu'une fois fixés sur le papier ils ne nous appartiennent plus"

"Ils se photographiaient avec leur Iphone dans la lumière terne, neutre du présent"

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/33/Patrick_Modiano_6_dec_2014_-_06.jpg

"Leger-des-Aubées. Vaucourtois. Dormelles-sur-l'Orvanne. Ormoy-la-Rivière. Lourrez-le-bocage. Chevry-en-Sereine. Boisemont. Archère-la-Forêt. La Selle-en-Hermoy. Saint-Vincent-des-Bois.  

"Les mots resurgissent, intacts, comme les corps de ces deux fiancés que l'on avait retrouvés en montagne, pris dans la glace, et qui n'avaient pas vieilli depuis des centaines d'années"

« Moi aussi, j’éprouve une drôle de sensation à la pensée de ces lampes que nous avons oublié d’éteindre dans des endroits où nous ne sommes jamais revenus »

« Ils ne sauraient jamais que le temps palpite, se dilate, puis redeviens étale, et peu a peu vous donne cette sensation de vacances et d’infini que d’autres cherchent dans la drogue, mais que moi je trouvais simplement dans l’attente.

« Nous marchions le long des quais sans demander l’autorisation de personne et sans rien laisser derrière nous »

« Je flottais dans l’air de Paris »

« Nous vivons à la merci de certains silences »

« Est-ce que nous avons le droit de juger ceux que nous aimons ? »

« Certains cauchemars (…) vous les traînez pendant toute la journée »

RESPIRE un peu.  

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0e/Pablo_Neruda_Ricardo_Reyes.jpeg

Après cela, je suis tombée dans Pablo Neruda, dans « la solitude lumineuse », que j’ai regretté de ne pas pouvoir lire en espagnol. C’est un très joli livre, fait d’Histoire et de d’histoires, truffé de poésie. Une définition de toutes les solitudes, celles qui sont nécessaires au processus créatif et celles qui étouffent. Pablo Neruda est le genre d’homme à penser que « nul ne peut imaginer la tendresse d’une mangouste » et à écrire : « c’est l’époque la plus douloureuse de ma poésie ». C’est le genre d’homme dont je tomberais amoureuse sans fatigue si mon cœur n’était pas déjà pris par Romain Gary.

Quelques morceaux :

« Simplement un affaiblissement mélodique, comme si une note infiniment suave se prolongeait dans l’atmosphère… Un effacement, un creux à l’intérieur de soi».

  « entre les anglais (…) et les Hindous (…), je ne pouvais que choisir la solitude ; c’est pourquoi cette époque a été la plus solitaire de ma vie. Mais je la revois aussi comme la plus lumineuse, comme si un éclair d’une brillance extraordinaire s’était arrêté à ma fenêtre pour embraser intérieurement et extérieurement mon destin ».

« … qui m’offraient leur corps d’une manière sportive et désintéressée ».

« la vie respirait, puissante et calme ».

« le poète n’a rien a craindre du peuple »

~  ~ 

 Suite à cela, « Heureux les heureux » de Yasmina Reza a occupé mes nuits. J’ai aimé le fond, moins la forme : une série de petits chapitres avec changement de narrateurs plus ou moins liés entre eux. Au troisième chapitre, je ne me rappelais plus qui était le mari de qui, je devais revenir en arrière pour me repérer, et j'en étais réduite à noter dans la marge l'identité des gens rencontrés dans l'histoire. Encore une fois, l’auteur se moque bien de moi puisque la même mésaventure arrive à Odile Toscano au chapître3: « Je mets mes lunettes. (…) Qui est Raoul Toni ? Mes yeux se ferment. (…) Ce polar est nul. ». 

Le fond c’est l’histoire des amours, des relations hommes femmes. Qui vont, qui viennent, qui tiennent ou qui se cassent la gueule, qui vivent ou qui meurent.

Deux petits bouts "Les hommes sont d'une fixité totale. (...) On s'épuise à animer l'amour". 

"Mangeons bien mon cœur" 

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