
Aujourd’hui, j’ai traversé la ville d’un pas vif et assuré (j’étais à la bourre, comme d’habitude…), bien décidée, déterminée à aller voir (et à ne pas rater une minute) «
Aurore », dans le dernier petit cinéma indépendant de quartier diffusant ce film… Aurore, vous voyez pas quoi ? Le film de Nils Tavernier que la presse a enterré sans oraison funèbre et que les critiques ont assassiné sans pitié… Ben vous savez quoi ??? J’ai ADORé. Ce film m’a touchée… L’histoire en elle même ; le conte est d’une déconcertante naïveté, et cela m’a plu. J’ai aimé la candeur du scénario, son insouciance, la méchanceté du méchant, le père-roi cachant son cœur sous sa cuirasse et sa couronne. J’ai aimé ne pas avoir à me tordre les neurones comme j’aime habituellement le faire dans les salles obscures. J’ai aimé voir les danseurs évoluer dans des nuages en mousse, coton et carton-pâte et voir Aurore s’envoler raide comme un pic au royaume des nuages. J’ai aimé son petit côté Belle Au Bois Dormant avec le fruit empoisonné, son petit côté Cendrillon avec la gentille fée illuminée… J’ai été attendrie et troublée par le regard de son peintre (Nicolas Le Riche) amoureux, j’ai apprécié ses chorégraphies gracieuses et très dépouillées mais très subjectives. J’ai aimé que la danse raconte l'histoire, que les mots soient inutiles et que seul le langage des corps prévale, l’espace d’un instant. Oui, j’ai mis mon cynisme et mon esprit critique de côté pendant 1h35, le temps d’un film. J’ai retrouvé mon âme d’enfant et j’ai ADORé ça… Merci Nils ! Je suis sans doute de celles qui croient encore au prince charmant et aux contes de fées… Au risque de vous déplaire, Messieurs les grands critiques de cinéma, «
Aurore », sa reine de mère, son roi de père, son peintre amoureux et son gentil petit frère m’ont émue… Na !!!!!

Juste pour vous, encore une photo d'Aurore et de son prince :
