Kalalou

I wish I were a bird... A blue bird.

photo : Noddis et Sternes (petites ?), sur une des cardinale de Trois Ilets.

J’aimerais être un oiseau…
J’aimerais être une frégate pour mourir intoxiquée par un poisson contaminé en bout de chaîne alimentaire,
J’aimerais être un oiseau !

Je voudrais être un ortolan stérilisé par les pesticides des champs,
J’aimerais être un oiseau pour voler, voler et m’exploser dans une inopportune baie vitrée trop discrète !
J’aimerai être un oiseau...

J’aimerais être un guillemot pour patauger joyeusement dans les flaques d’hydrocarbures noires et visqueuses,
Je voudrais être un oiseau.

J’aimerais être un pigeon pour mourir empoisonné par des grains de mort aux rats,
Je voudrais être un pipiri pour voir la vie du haut des fils haute tension,
J’aimerais être un héron garde bœufs pour aller tous les jours, chercher ma pitance sur les décharges publiques,
J’aimerai être un petit passereau et mourir broyé dans les ensileuses des champs,
Je voudrais être un oiseau…

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EsPèceS InTroDuiTeS En MiLIeuX InSUlaIrEs ...

Ou plus simplement, pourquoi, je ne dois je pas amener Sophie , la Tortue de Floride (et ce, même si les enfants insistent) dans mes bagages quand je vais en vacances Corse et que je risque, dans la précipitation du départ, d'oublier Sophie dans le jardin Corse... ? !!! (le cas idéal étant de ne pas acheter de tortue de Floride, même si les enfantrs insistent... si si...) Le cas des iguanes à la Martinique est un exemple typique de désordre écologique lié à la faune introduite… Il existe à la Martinique une population locale d’Iguane de l’espèce « iguane des Petites Antilles (Iguana delicatissima) »

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L'espèce menacée d’extinction, est localisée dans le nord de la Martinique (200 adultes) et sur certains ilets (et oui, autour de l'île, il y a des îlets !!!) de l'île (Chancel, Baie du Robert). Dans les années 60, des iguanes verts (Iguana iguana), en provenance des Saintes, on été introduits à la Martinique (??? Drôle d'idée...). Au départ localisés, mais 3 fois plus prolifiques que les Iguanes des Petites Antilles, les iguanes verts voient leur population s’étendre ainsi que leur aire de répartition à la Martinique : il s’agit d’une espèce à fort potentiel colonisateur. On observe alors des hybridations entre l’Iguane Vert et L’Iguane des Antilles, pouvant être à court terme à l’origine de la disparition de ces derniers.

TITRE_IMAGE (où est Charly ???)

La capture / destruction des animaux importés est préconisée par certains responsables de la faune (solution relativement imparfaite a mon goût. Qui propose mieux ???), au niveau local. Afin de préserver l’espèce locale qui fait actuellement l’objet d’étude et de suivi…

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L’homme introduit des espèces en milieu insulaire, mettant en péril des écosystèmes fragiles ...

TITRE_IMAGE TITRE_IMAGE(Iguane sur le site de ponte aménagé sur l'îlet Chancel, Martinique)

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OUrs, LOup, LyNx, même combat...

Loup, Lynx, Ours… Pourquoi les grands prédateurs effraient-ils tant ? Serait-ce parce qu’ils rappellent à certains que malgré les satellites qui explorent les coins et recoins du système solaire, malgré les médicaments qui retardent la fin, malgré tout ce qui pourrait faire croire que nous sommes les maîtres incontestés de la planète et le summum de l’évolution, nous ne sommes que de vulgaires mailles de la chaîne alimentaire, des proies potentielles pour les grands prédateurs… Qu’en somme, nous ne sommes pas grand chose face à la nature ? Les grands prédateurs donnent à certains la sensation d’être dé-homosapiens-tisés (mot inventé pour la circonstance), ramènent certains à l’époque où la vie, précaire, ne tenait qu’à la sélection naturelle, à l’endurance en course et à la chance… Mais ils nous font du bien, en nous rendant plus humble…

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Le problème, c’est que beaucoup de gens n’ont pas envie d’être humble, beaucoup de gens aiment se gonfler les pectoraux, sous des marcels moulants, au volant de 4X4 pas polluant pour un sous, bras au vent, sur les routes sinueuses des Pyrénées, à la recherche de « nature »… Oui, mais pas de n’importe quelle nature, de nature DOMESTIQUEE, standardisées, d’un petit carré de forêt entre deux bons pâturages bien entretenus par de vaillantes brebis elles aussi sélectionnées pour produire du lait apte à la fermentation ! Il y a des limites au désir de nature tout de même !

Certains avanceront qu’il ne s’agit pas de préserver la souche pyrénéenne puisque l’ours importé est Slovène. Certes (ces certains là sont sans doute de vrais As en génétique, car il s’agit de la même espèce, même sous-espèce, même lignée… Divergence au niveau de la sous-lignée ? Il faudrait que je vérifie, mais est-ce vraiment nécessaire ? D’autres l’ont fait avant moi). D’autres, que la montagne a évoluée, qu’elle est aujourd’hui site d’élevage et de tourisme (ces certains là ont sans doute des actions chez « brebiBIS », au bon lait de breBIS…), et que l’ours représente un danger pour l’élevage (0.06 % de cas par an, dont plus du quart, incertain, indemnisé dans le doute). Tous ont peur… Peur de se réaliser que l’homme n’est finalement pas insubmersible, que le bateau peu prendre l’eau, que l'infâme Nature rôde ! La presse, avide de bataille du troisième type, en profite, mitonnant des phrases saigneuses, relayant des répliques phares, pour faire monter la mayonnaise… Et les passions s’enflamment autour du grand bouc-émissaire brun, et la politique s’en mêle, oubliant le but premier de l’aventure : faire preuve d’homo-sapiens-tisation raisonnée en sauvant ce qui reste à sauver de nature… Espérons, pour le rétablissement d’une certaine biodiversité, que l’étude de faisabilité préalable à cette réintroduction a bien pris en compte la nouvelle donne environnementale dans les Pyrénées, en tous cas, de façon plus efficace que l’étude sociale d’acceptation de l’ours par les populations locales… Enfin, moi, dans les Pyrénées, je me méfierais plus du grand type en gilet kaki, à l’affût, browning à l’épaule et qui tire sur tout ce qui bouge, que de la cousine de Melba…

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Et pendant ce temps là, dans l’autre hémisphère…

… Les steaks de tortues marines sont au menu du déjeuner…

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