Kalalou

Pendant que j'étais loin du Kalalou...

J’ai ri, j’ai pleuré

J’ai dansé et marché

J’ai contemplé, la nuit, des ciels étoilés

J’ai parlé, raconté, inventé, réinventé

J’ai rêvé, caméra au point

J’ai senti la peine de la Terre

J’ai pris un bain de mémoire

J’ai donné de mon âme

J’ai visité les limites de mon corps

J’ai fêlé des cœurs

J’ai pansé le mien

Je suis partie et revenue

J’ai vu d’autres horizons plus beaux ou plus laids

J’ai souffert

J’ai partagé la joie de mes amis

J’ai souhaité la nuit, sous des pluies d’étoiles

J’ai aimé et haï avec une même intensité

J’ai senti les effluves de la terre et de la mer

J’ai voulu offrir mon âme

J’ai fait mine d’être heureuse

J’ai vu mourir et naître des Hommes

J’ai lu

J’ai ri

J’ai bu...

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Vies d'enfants...

 

Un jupon sur la tête, une couronne en carton ; la voilà princesse.

Deux fleurs dans les cheveux ; elle est vahiné à Papeete.

Elle tombe de son lit ; Chute dramatique dans un interminable puit.

Des lits superposés, quelques draps ; elle est reine, voilà son château,

Et si, en plus quelques amies, quelques gâteaux volés ; En avant la réception, par ici les invités !

Un petit service à thé, deux poupées, Quelques hardes déchirées

Bal costumé !

Petit vélo à trois roues ; Cheveux hirsutes au vent

Avec sa paire d’intrépides coéquipiers

Peut-être atteindra-t-elle le Pérou, la Chine, le Dahomey…

Des insectes, un jardin ; Début de l’exploration d’une autre dimension

Suivi de fourmis, piégeage de merles noirs

Scientifiques en action…

 

Courir encore courir… Toujours plus vite ! Fuir !

Cachée sous un lit. Comment cela, un lit ?

Une caverne obscure où rodent sans doute quelques bêtes visqueuses,

Attendant pour croquer les petites filles sireuses

Le petit cœur qui bat BOUM TA - BOUM TA

Vite courrez ! Fuyez ! Sinon vous serez chat !

Chut, plus de bruit, il ne compte plus…BOUM TA – BOUM TA

Ne cogne pas si fort, il pourrait t’entendre !

Une poupée, des cheveux…La voici coiffeuse, maquilleuse, grimeuse

 

Tantôt vil despote, tantôt fine diplomate ; Souvent manipulatrice

L’essentiel : atteindre son but

La récolte de bonbons pour le petit peuple sans dent

Et puis, la nuit, dans le lit, revivre en rêve ces folles et trépidantes journées

Mais combien de vies vit un enfant ???

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RESOLUTIONS

Arrêter de trouver le temps long
Cesser d'oublier, la nuit venue, les décisions prises en plein jour
Cesser d'oublier, le jour venu, les rêves caressés la nuit
Soigner mon addiction au chocolat ou alors, assumer totalement mon statut de "femme chocolat" :
(Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat
Croque moi la peau, s'il-te-plaît
Croque moi les os, s'il le faut
....
Pétris-moi les hanches de baisers
Je deviens la femme chocolat
Laisse fondre mes hanches Nutella
Le sang qui coule en moi c'est du chocolat chaud
... !!! (Ruiz, Malzieu Mathias)

Commencer à faire des projets pour quand je serai grande (!!!)
Calmer mes tendances lunatiques schizophrènes
Tenter si possible d'essayer d'arrêter d'être "assez souvent en retard" (c'était déjà une résolution pour 2006, et 2005 et 1870...) ou inventer une nouvelle et originale liste d'excuses pour 2007 (beaucoup plus réalisable).
Etre moins plus sérieuse
Sinon faudrait aussi que j'arrive, en 2007, pelle mêle, à visiter l'Australie et le Chilie, apprendre l'astronomie et la mythologie grecque et romaine et égyptienne depuis le temps que j'ai pas le temps, à faire du yoga, à épouser le prince charmant, à faire quelques enfants dans la foulée, à faire les randos en forêt enfin, à passer mon niveau 1, à faire plus de sport, à connaitre plus de trucs sur les religions, à boire moins, à manger plus équilibré, à proposer ma collaboration aux raéliens pour le clonage, à cesser de prendre la vie pour un bol de toloman... Je le sens ... 2007, c'est la bonne année !!!




Cette image (Jean-Michel Folon) n'est pas là pour rapeller à quel point il est utopique de croire que sous prétexte que nous avons de nouveaux agendas et de nouveaux jolis petits calendriers BNP, Nicole coiffure, pharmacie du centre, et j'en passe... notre vie va changer radicalement à partir de... ben tout de suite... non, loin de moi cette idée... :-)...

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Portrait Chinois

Je me suis prêtée au jeu d’un portrait chinois dans un petit moment d’oisiveté assumée… C'est ultra neu neu, d'où le classement dans la salle rose Bonbon... :-)

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Dans le meilleur des mondes...

L’homme est, comme toutes les espèces vivantes, programmé pour se reproduire afin de pérenniser l’espèce, le groupe ethnique, voire même le nom…
Il faut généralement être deux pour faire un enfant, c’est une banalité scientifique.
Il vaut mieux être deux pour élever un enfant, c’est une réalité technique.
Dans le meilleur des mondes, faire un enfant, serait fonder sensus stricto, c'est-à-dire poser les bases solides de « l’édifice » que sera la famille ; créer, bâtir le lien familial. Enfin, concrétiser matérialiser l’amour présent entre deux êtres, jusqu’à le rendre palpable - et visible aux yeux de tous (mais dans le meilleur des mondes, un enfant ne serait pas un faire valoir social…)-. Faire un enfant serait un acte fondateur, un acte premier, définitif et irréversible. Le petit être serait le produit de l’amour, l’aviverait, et le renforcerait. Les deux compagnons pourraient avec satisfaction reconnaître en cet enfant, les traits de l’autre…

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www.antoineart.com

Seule dans sa chambre avec son bébé, elle a du braver courageusement tous les regards anxieux des proches venus la visiter, en pensant « j’assume ». Mais là, dans l’obscurité, le doute la saisit. Que deviendra cet enfant ? Sera-t-elle à la hauteur ? Saura-t-elle en faire un adulte responsable ? Dans la chambre voisine, les mêmes questions torturent l’autre. Seulement, ici, ces angoisses sont rendues moins menaçantes par le simple fait d'être partagées. De l’autre côté du mur, un silence pesant fait écho à ses angoisses. Elle est seule face à ce petit bourgeon de vie qu’elle a souhaité et qu’elle a appelé du fond de sa chair. Seule et emplie de doutes...

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Prada, Valentino, Le diable, Chanel et les autres...

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Outre le fait de présenter les femmes comme des créatures vénales et matérialistes, véritablement capables de vendre leur âme au diable pour une jupe Kelvin Clein (mais ça, c'est un peu écrit dans le titre), le doublage assez souvent nul (la voix de gamine de l’héroïne finit par agacer au bout d’un certain temps, et quelques coquilles dignes d’un traducteur stagiaire ex : entrevue pour entretien…et d’autres jonchent le dialogue. Non, je n’ai rien contre les stagiaires),-mais bon, tant pis pour moi de ne pas avoir pu le voir en V.O-. Le film m'a également déçue par sa fin à l’américaine, ils vécurent heureux, elle rendit toutes les fringues qu’elle avait porté à Paris (même la magnifique petite robe noire Chanel du Gala : ça, c’est vraiment de la fiction), et bien sur ils eurent pleins de petits enfant bruns aux cheveux bouclés et aux petits yeux rieurs de leur père (au passage, A.Grenier, sacrement mignon avec sa barbe éternellement naissante de 3 jours). Bref, c’est l’histoire de la fille qui a tout et qui se retrouve à la fin avec…tout…
Sinon, j’ai trouvé d’un goût douteux le fait de prendre une fille maigre et plate, à la mine blafarde à force de se priver de nourriture pour jouer une « grosse » de taille 40. Certes, il fallait jouer sur le fait qu’elle ne faisait pas la taille 32 réglementaire (mais je pense qu’elle n’en était pas loin), et qu’elle nous semblait maigre mais que dans le milieu de la mode elle passait pour une obèse, mais pourquoi ne pas faire les choses jusqu’au bout et prendre une vraie grosse assumant ses rondeurs ? Les anorexiques ayant vu ce film débuteront sans doute une grève de la faim et les complexées iront vivre en Somalie.

Cela dit, la satyre est je crois, malgré tout cela, réussie, avec une Meryl Streep génialissime, esquissant deux sourires, dont celui de la fin, qui montre que le diable n’a pas totalement pris possession de son corps (non non, c’est pas l’exorciste), et laissant voir dans une des scènes le petit air mélancolique passager de la femme requin ! On y sourit frequemment, on rit souvent.
Enfin, pour ceux qui voudraient réviser leurs classiques ou avoir de nouvelles idées de look pour l’automne prochain, de Lagharfield à Galiano, tout y monde y passe (et Prada s'en met plein les poches ! Ben oui, quoi, tout le monde veut bien être le diable !)… Et toutes les fringues de la racine des cheveux (j'ai noté une casquette pas mal du tout) au bout des orteils (voir petites boots à talons pas mal non plus). Mais non, je ne vendrai pas mon âme pour une paire de chaussure… Quoi que ??? Ce post fait définitivement partie de la rubrique "la salle rose bonbon" !

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Nécrologie, PetiTs Tics enTre Amis...

J’achète tous les samedis le grand journal et on m’a fait remarquer récemment mon étrange façon de le lire… Après un rapide coup d’œil à la une du journal, je me précipite toujours vers la rubrique nécrologique des carnets du journal, où j’ai eu à maintes reprises, l’occasion de découvrir de véritables perles d’oraisons funèbres. A 24 € TTC la ligne, sachant que les lignes en majuscule et en gras sont facturées deux lignes, et que les lignes en blanc, obligatoires, le sont également ; ne meurt pas dans Le Monde qui veut ! La démarche est un tantinet incohérente, lorsque l’on réfléchit un peu : que recherche t-on en exposant la disparition d’une vieille tante, d’un oncle, vaguement connu ? S’attirer les regards compatissant des voisins et des amis, voler la vedette au décédé ? Prévenir les co-promotionnaires de la vieille tante qu’elle a passé l’arme à gauche et que leur tour approche ????
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Et puis, il s’agit en fait d’un véritable article que les familles désireuses d’informer le monde de leur vie fournissent au journal. J’y ai lu des parangons de poésie, que les auteurs avaient certainement dû composer bien avant la disparition de l’être cher, sans doute entre le traditionnel déjeuner en famille et la non moins traditionnelle partie de belotte post-prandiale, tout en évaluant, d’un rapide coup d’œil, l’héritage hypothétique. Malheureusement pour ces infortunés, ces vieillardes richissimes sont bien souvent celles qui s’accrochent le mieux à leurs restes, houspillant les voisins bruyants, effrayant les enfants considérés comme des tracas sans éducation, se plaignant sans cesse des flambées de leur cholestérol, mais dévorant en cachette frittes huileuses et chocolat au lait Milka, quémandant une petite boisson sucrée et qui pique... Toujours est-il que les familles se transforment en journalistes d’un jour, témoins d’une vie, pour la rubrique nécrologique du Monde, et devraient être rémunérées pour ce travail !!!

Mon sens de l’humour noir, est il me semble, parfois fort déplacé… Bon, allez, je sors... :-)

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Le kalalou mue...

A y est ! J'ai décidé de reprendre le kalalou en main et le petit lézard mue et prend des allures kitsch ! Le résultat n'est pas encore à la hauteur de mes espérances (le sera t-il un jour, vu mes capacités informatiques et mon temps limités ???), mais je modifierai petit à petit (y a un certain nombre de boutons que j'ai tjours pas trouvé ...) PFFFfff !!!

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A PéLoUSss ...

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Fille d'eau.

J’ai compris pourquoi j’entretiens avec elle cette relation si ambiguë, la haïssant un jour, l’idolâtrant le lendemain, cette étrange relation mêlant fascination, dépendance, hypnose, peur, angoisse. Je suis elle. Comme elle, Sysiphe de la création, je suis condamnée à l’action vaine. Jour après jour, être encore et encore. Comme elle, toujours et encore recommencer avec le même élan, la même détermination, tout en connaissant d’avance l’inanité de son action. Comme elle, parfois, excédée de mon sort détestable, dans un éclat de colère, je détruis tout sur mon passage, sans ménager les sentiments de ceux que pourtant j’aime profondément, tranchant dans le vif, accusant, désolant par des mots rageurs. Comme elle, j’aime et je hais avec la même intensité. Comme elle, après la fureur ravageuse, je redeviens d’huile, calme reposée, tranquille…

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<Drôle> de voyage…

N'ouvrez que si vous n'avez vraiment absolumment r.i.e.n à faire (comme moi pendant ce voyage...) !!! Mackrélage et Paroles Z"inutiles"...

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RE- Tendre EnFaNcE

MaTeRneLle
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Une cours de récréation, une école maternelle. Des cris, des rires d’enfants, des hurlements, parfois des pleurs, des robes à fleurs et des petits tabliers à cœurs. Cette odeur de purée de carotte, de nourriture pour enfant… Le petit tunnel où il faisait si bon se cacher pour rire ou raconter, le préau, immense à l’époque, les dessins au sol... Et ce petit garçon, cet insupportable garnement, dont le jeu favoris consistait à mouiller les gentilles petites fifilles qui se lavaient soigneusement les mains après le pipi. Il est là, guettant une absence des taties pipi, il arrive, le voilà... L’eau coule à flots, il s’approche et pose fermement le doigt sur le robinet, l’eau gicle dans tous sens, nous voilà trempées. Cris, hurlements, l’autre s’est enfuit en rigolant. Trempées et grondée par la tatie pipi avertie par nos cris ou par une maîtresse passant par là. Robe trempée, ce soir nous subirons l’humiliation ultime, celle de rentrer avec les habits de l’école, ces petits tee-shirts jaunes et ces petits shorts stockés dans les classes au-cas-ou… Nous voilà marqué du sceau du pipi non retenu… Personne ne nous croira jamais lorsque l’on expliquera qu’un petit garçon nous a mouillé. Petit garçon devenu grand, si tu lis ces mots, je t’en veux encore… TITRE_IMAGE

Et puis parfois, survenaient les vrais accidents… On n’osait demander, il fallait attendre, mais les caprisonnes bus à la récréation remplissaient déjà les vessies… Et il fallait attendre... Se concentrer sur l’épuisant travail de coloriage tout en maîtrisant parfaitement le sphincter vésical. Une goutte. Non !!! Maîtresse, je fais pipi! Mais il est bien trop tard, le drame est survenu, la robe est mouillée, la flaque nous nargue sous la chaise. Honte, humiliation… 26 paires d’yeux-prêts-à-rire se braquent sur la malheureuse trempée… Parmis eux, ceux des accidentés de la veille et du matin même, yeux ingrats à la mémoire courte. On doit se changer. Tee shirt jaune de la honte. Le « Un petit garçon m’a mouillé » raconté en excuse à maman est dit avec beaucoup moins de conviction que d’habitude, la moiteur du pipi nous colle encore les jambes… On y repense aujourd'hui avec tendresse... Souvenirs de Maternelle...

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Mésaventures Capillaires...

Prise d’un irrépressible désir typiquement féminin de changer temporairement de tête, me voilà feuilletant fébrilement des journaux beauté noire, consultant les sites Internet… Après un examen rapide (sans doute un peu trop) de l’arsenal disponible sur le marché, je décide de me faire des tresses vanille (sorte de tresses à deux bouts pour les néophytes). Ah. Ou plutôt Aaaaaaaaah et aïe, penseront, à ce moment de leur lecture les plus avertis d’entre vous…

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Je passe rapidement sur les recherches d’une tresseuse efficace et non ruineuse sur Internet, les échanges de messages décisifs sur l’indescriptible couleur de mes cheveux, les pérégrinations dans Paris (2 heures de transport)… Bref, me voilà chez la tresseuse, qui dénoue mes cheveux et affirme, placide : Ben ça va aller vite, on aura fini vers 20h00. 20h00. 20h00 ?!?? Il était 13h00. Personne ne m’avait prévenu. Bon, d’accord, je n’ai rien demandé, mais bon… Trop tard pour faire marche arrière, les mèches sont achetées, j’ai fait 2 heures de transport et derrière, la coiffeuse, qui a sans doute passé la matinée à muscler son fléchisseur du pouce, s’affaire déjà. Je me prépare psychologiquement à passer 7 heures, assise devant le miroir. J’ai le temps, je n’avais rien de prévu aujourd’hui mais bon ! 7 heures. Bref. Au moment de la première tresse, deuxième choc. Mon cuir chevelu hurle en silence, je vire au cramoisi. Je précise effarée : « ça fait super mal, c’est normal ? ». Mon bourreau, sans plus d’états d’âme me répond qu’il faut tirer pour bien poser la mèche, sinon ça glisse et ça ne tient moins. Je résiste le temps de deux nattes. Je veux bien changer de tête, mais pas à n’importe quel prix et là, on me scalpe vive. Je demande de moins serrer, je ne compte pas rester coiffée ainsi très longtemps, donc que ce n’est pas grave si ça glisse un peu…

Je me remets tranquillement de ces traumas successifs, et commence à discuter avec mon tortionnaire. On a 7 heures à passer ensemble, autant le faire agréablement ! Je me sens d’un coup d’humeur guillerette ; dans 7 malheureuses heures, j’aurais une nouvelle tête, je serai une nouvelle femme ! Le sacrifice en vaut la peine… On entame la parlotte mais je comprends rapidement que nous n’irons pas très loin lorsque ma tresseuse me lâche « J’ai deux passions dans la vie ; Dieu et les USA, je suis intarissable sur ces deux sujets ». Bon. Nous n’avons pas vraiment de passions communes. La conversation va être limitée. Elle me parle de ce que je perçois comme une secte pseudo-protestante, de sa grande dévotion (que je respecte). Silence. Re-silence. Elle me propose soudainement de « voir un petit film ». Chouette, tout s’arrange. Voyons ce qu’elle nous propose. Elle sort un DVD. La bible. Ah. Cool, Vraiment… ! Des gens habillés en témoins de Jéhovah expliquent l’histoire à grands renforts d’images et de mini films. Cool. Ca commence au tout début ? Super ! Mais ça va jusqu’où en fait ? Jusqu’à la Pentecôte ! Bien ! C’est très complet dis donc ! Mon calvaire commence. Je m’endors à Moïse sauvé des eaux. Réveillée un peu après Pâques, je vois Jésus monter aux cieux… Encore deux heures de coiffure… La bible, c’est fait, ma tortionnaire embraye sur les States, le plus beau pays du monde. Ouais ! Bof... Je n’ai pas l’occasion de donner mon avis, la fille est volubile… Il faut souffrir pour tenter d’être belle, dis donc… Toutes ces péripéties méritaient bien une tite photoTITRE_IMAGE

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Lorsque l'enfant ne paraît pas...

Et qu'on a viscéralement envie qu'il soit là...

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Histoire…De …

« Cet animal fidèle qui la suit comme un petit chien... Coffre-fort, confident, partial et unique témoin... Qu’elle loge au creux de ses reins... Et qu’elle appelle, comme si de rien, son "sac à main" »

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