Vendredi 28 Septembre 2007
"Moun Karayib"... où l'étrange défaillance de mon système auditif.
Par Kalalou, Vendredi 28 Septembre 2007 à 23:35 GMT+2 dans Petites choses pour bouger son corps...
Je me rend compte que le Kalalou est bien Cui-Cuiesque depuis quelques articles... Et l'article qui suit parle encore de chant. Mais pas d'oiseau cette fois. Une fois n'est pas coutume, je vais parler d'un album qui m'a dupée... « Moun Karayib ». Première écoute distraite de quelques fragments de l'album, la musique, l'ambiance acoustique, les percussions, les rythmes "mouth-made", la voix langoureuse du chanteur... Une ambiance plaisante. N’écoutant que mon oreille (sans doute souffrante à ce moment là), j'ai acheté sans une once d’hésitation. Mon enthousiasme est retombé comme un soufflé lorsque, dans le calme du bungalow, j’ai pris la peine d’écouter le disque en entier, paroles et musique comprises. Mon oreille et ma première impression m’avaient trompées. Les thèmes abordés sont relativement classiques : l’amour patriotique, des femmes, de son enfant, parsemé d’un peu d’histoire (le morceau « ti la pli si tôle » sort un peu de ce classicisme). La pauvreté des paroles est assez effarantes : quelques paroles sont reprises en boucle durant tout un morceau. Et seuls un ou deux tracks se dégagent pauvrement du lot… La voix d’Olivier est sympathique durant quelques minutes. Au bout d’un album entier, son timbre un peu plat de zouk-loveur du samendi soir est grandement entêtant.
Autrement, une chose m’a choqué durant l’écoute :
l’absence totale de cohésion entre les thèmes abordés et les rythmes qui sont
employés. Le disque semble vouloir défier les règles de la prosodie. Un petit troubadour commence, rythmé par une bonne basse. On a envie
de bouger un pied, voir les deux… En tendant l’oreille, on se rend compte qu’à
grand renfort de trémolos et de rythmes collés-sérrés, on parle de martyrs qui
ont préféré la mort à l’esclavage… Le tout suprêmement surjoué par l’Olivier
qui va de trémolo en trémolos, explorant les recoins de ses jeunes cordes vocales.
S’en est trop.
« Moun karayib » c’est un ensemble d’artiste talentueux qui ont bien compris le rythme et l’effet global que devrait produire un bon album acoustique, mais a qui il manque un petit quelque chose à mon goût. Je crois qu'écouter un morceau à la fois est largement suffisant…
« Vini kouté » aurait pu être un bon album mais je crois que tout cela manque de maturité. Peut-être le prochain, en espérant que d’ici là…


Déjà entendue dans le groupe tradi antillais Bélya, déjà remarquée pour la justesse de sa voix au son des Tambours du bélè, Valérie Louri se lance dans le solo, sur des textes aux mots ciselés, ajustés adroitement et avec finesse par Marc Elmira. De petits airs de bossa (Césaria...), une ambiance essentiellement acoustique mettant en relief une voix bien placée que l'on sent parfois influencée par les majors (et majorines) de la place... Les tambours scandent le rythme, le violon de C. Germain ajoute une touche parfois insolite à cet univers alliant le traditionnel Antillais et la Bossa sans se gêner...
:-) 





