J'ai l'étrange habitude de lire crayon en main, pour noter les passages qui me plaisent particulièrement et les relire après... Nan, je ne suis pas folle, et je pas non plus été traumatisée par un professeur de français paranoïaque en classe de première (quoi que... *!!*??!**!)...

Voici donc quelques extraits de mes folles lectures, pour vous donner envie de lire ou de relire...
"Puisque nous ne sommes juste qu'un bout de viande, un gros tas de molécules provisoirement en mouvement et qui obéissent à des lois scientifiques comme n'importe quelle organisation de la matière, avant de se recycler en cendres, en fumée et en gaz ou directement en nourriture putrifiée pour d'autres manifestations de la vie"... Cynique, non ? "
Le chocolat d'Appoline, Michel Cyprien" je me souviens ne pas avoir vraiment aimé ce bouquin, mais le cynisme de cette phrase m'avait litteralement scotchée...
"J'aurai voulu qu'on me laisse le temps de mourir, comme on prend le temps de vivre... J'avais, depuis longtemps, décidé de ne pas rejoindre la troupe désuète des gens d'âge qui s'obstinent, qui s'accrochent. J'aurais été un vieillard modèle, larguant chaque jour une amarre". "
Paul Guimard, les choses de la vie" J'ai adoré ce bouquin...
Cet acharnement à me connaitre, et à connaitre, j'aurais du l'avoir plus tôt. Quel temps perdu, quel gaspillage... Maintenant cela presse, ce sont les derniers moments, et cette hate n'est pas favorable à la recherche" "
Ionesco, Journal en miette"
"Je n'avais pas le droit d'être heureux dans un moment pareil, mais comme on ne sait jamais quel malheur nous attend, alors un bonheur est toujours bon à prendre c'est ma philosophie" "
D.V.Cauwerlart, Un aller simple". Le meilleur D.V Cauwerlart à mon gout !
"Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s'aimer sans s'abimer, parcequ'ils n'ont pas le besoin (...) de considérer la durée comme une fin en soit" Un autre
D.V Cauwerlart, dont je n'ai pas noté le nom.
"Il y ceux que le destin arrache de leurs terres natales et qui ne cessent de tourner et de tourner dans la pirogue de leurs vies sans savoir si le vent veut rire ou pleurer (...) On dit qu'ils avancent dans leur désespoir... " "
R. Confiant, La panse du Chacal".
"Allons dormir, le sommeil a les avantages de la mort, sans son petit inconvénient"; "Ma mère est (était) un génie d'amour, comme la tienne, toi qui me lis" "
A. Cohen, Le livre de ma mère". Ce livre ne peut laisser indifferent. A lire, à relire...
"Il ne mesure pas le danger, il n'a jamais ni faim, ni soif, un peu de sommeil lui suffit..." "On ne voit bien qu'avec son coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" "
Le petit prince, St Exup" Il aurait fallut recopier tout le livre, j'ai choisi ces deux phrases, très circonstancielles... Je m'en vais de ce pas le relire...
J'arrête de vous saouler, paisibles lecteurs...