Kalalou

Soupirs

Le premier soupir d'amour

est le dernier de sagesse

soupir

Il vient, il part, il se brise et ne fait qu'un voyage...

      Extrait texte Catherine Césaire, Parolière d'un temps
Peinture Odile Wysocki-Grec.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Bribes de Tété (t'es où ???)

La mélancolie quoi qu'on en dise
sublime l'heure et les saisons
telles douces-amères friandises
qui n'aurait de douceur que le nom
(...)
Louons mes amis,
a la vie, à la mort,
ces langueurs qui soignent
le cœur, l'âme et le corps
(...)
La mélancolie plus que nulle autre
élève l'âme et la raison,
point mesdames m'en fait l'apôtre
il n'est qu'à regarder l'horizon
(...)
Louons mes amis,
à la vie, à la mort
ces rondeurs qui trahissent
la Vénus qui s'ignore

Tété, Le sacre des Lemmings et autres contes de la lisière.



2 commentaires - aucun rétrolien

BriBes de SCHWARZ-BART S.

                                 "Ti Jean L'Horizon"

"Vous autres, sur cette île à la dérive, ce que vous recherchez passionnément, c’est l’ombre des nuages, tandis ce que vous abandonnez la votre à l’oubli. »

« La vie, cette femme folle courant les rues, cherchant qui dévorer… »

« L’homme n’est qu’un grand vent : il passe, il siffle et disparaît. Mais qui a disparu ? Nul ne le saura jamais. »

« Je ne suis qu’un enfant, et le monde est pour moi un moulin à mystère. » ...

aucun commentaire - aucun rétrolien

BrIbES DE Sartre

"La Nausée"

"Des professionnels de l'expérience ? Ils ont traîné leur vie dans l'engourdissement et le demi sommeil, ils se sont mariés précipitamment, par impatience, et ils ont fait des enfants au hasard (...) et puis, vers 40 ans, ils baptisent leurs petites obstination et quelques proverbes du nom d’expérience (…). Ils voudraient nous faire croire que leurs souvenirs se sont condensés, moelleusement convertis en sagesse. »

 

« Me réveillerai-je dans quelques mois, quelques années, éreinté, déçu, au milieu de nouvelle ruines ? Je voudrai voir clair en moi avant qu’il ne soit trop tard. »

 

« Il n’y que les airs de musique pour porter fièrement leur propre mort en soi, comme une nécessité interne. »

...

4 commentaires - aucun rétrolien

Bribes de Charles B.

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Bribes de Confiant (bis).

"Nous souffrons de n’avoir jamais su dénouer nos souffrances de nos joies. De nos dos lacérés qu’une simple danse collée serrée apaise. Il aurait pourtant suffit que nous arpentions les chemins de traverse de l’écriture. Elle seule permet d’être seul avec soi même, interdit de tricher plus qu’avant. Car mentir à la page blanche n’est même pas un geste ignoble, mais pure démission de l’esprit"…(R. Confiant, Brin D’Amour).

aucun commentaire - aucun rétrolien

Bribes de Confiant.

"Les chabins se plantent là, devant toi, dans une rage éternelle, rouge de cheveux, gris de grains d'yeux (...)"

Femme " Notre principale faculté est de pouvoir nous absenter de l'instant, de faire le vide dans notre âme et de laisser nos corps à la dérive (...)"

Morne Pichevin, -R. Confiant-

aucun commentaire - aucun rétrolien

Un temps que les moins de vingt ans ...

Petite chanson de Barbara, à redécouvrir...

Dis, quand reviendras-tu ?

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos coeurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
Au printemps, tu verras, je serai de retour,
Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris,


Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,


Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,


Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,


J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,


Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus...



aucun commentaire - aucun rétrolien

QUand Camus s'en mêle

"Toute la science de cette Terre ne me donnera rien qui puisse m’assurer que ce monde est à moi. Vous me le décrivez et vous m’apprenez à la classer. Vous énumérez ses lois et dans ma soif de savoir, je conçois qu’elles soient vraies. Vous démontez son mécanisme et mon désir s’accroît.
Au terme dernier vous m’apprenez que cet univers prestigieux et bariolé se réduit à l’atome, lui-même réduit à l’électron. Tout ceci est bon et j’attends que vous continuiez. Mais vous me parlez alors d’un invisible système planétaire ou des électrons gravitent autour d’un noyau. Vous m’expliquez ce monde avec une image : je reconnais que vous en êtes venus à la poésie : je ne connaîtrais jamais. Ai-je le temps de m’en indigner ? Vous avez déjà changé de théorie… Les lignes douces de ces collines et la main du soir sur le cœur m’apprennent plus que vous."

TITRE_IMAGE A. CAMUS

aucun commentaire - aucun rétrolien

Folles Lectures...

J'ai l'étrange habitude de lire crayon en main, pour noter les passages qui me plaisent particulièrement et les relire après... Nan, je ne suis pas folle, et je pas non plus été traumatisée par un professeur de français paranoïaque en classe de première (quoi que... *!!*??!**!)...
TITRE_IMAGE Voici donc quelques extraits de mes folles lectures, pour vous donner envie de lire ou de relire...

"Puisque nous ne sommes juste qu'un bout de viande, un gros tas de molécules provisoirement en mouvement et qui obéissent à des lois scientifiques comme n'importe quelle organisation de la matière, avant de se recycler en cendres, en fumée et en gaz ou directement en nourriture putrifiée pour d'autres manifestations de la vie"... Cynique, non ? "Le chocolat d'Appoline, Michel Cyprien" je me souviens ne pas avoir vraiment aimé ce bouquin, mais le cynisme de cette phrase m'avait litteralement scotchée...

"J'aurai voulu qu'on me laisse le temps de mourir, comme on prend le temps de vivre... J'avais, depuis longtemps, décidé de ne pas rejoindre la troupe désuète des gens d'âge qui s'obstinent, qui s'accrochent. J'aurais été un vieillard modèle, larguant chaque jour une amarre". "Paul Guimard, les choses de la vie" J'ai adoré ce bouquin...

Cet acharnement à me connaitre, et à connaitre, j'aurais du l'avoir plus tôt. Quel temps perdu, quel gaspillage... Maintenant cela presse, ce sont les derniers moments, et cette hate n'est pas favorable à la recherche" "Ionesco, Journal en miette"

"Je n'avais pas le droit d'être heureux dans un moment pareil, mais comme on ne sait jamais quel malheur nous attend, alors un bonheur est toujours bon à prendre c'est ma philosophie" "D.V.Cauwerlart, Un aller simple". Le meilleur D.V Cauwerlart à mon gout !

"Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s'aimer sans s'abimer, parcequ'ils n'ont pas le besoin (...) de considérer la durée comme une fin en soit" Un autre D.V Cauwerlart, dont je n'ai pas noté le nom.

"Il y ceux que le destin arrache de leurs terres natales et qui ne cessent de tourner et de tourner dans la pirogue de leurs vies sans savoir si le vent veut rire ou pleurer (...) On dit qu'ils avancent dans leur désespoir... " " R. Confiant, La panse du Chacal".

"Allons dormir, le sommeil a les avantages de la mort, sans son petit inconvénient"; "Ma mère est (était) un génie d'amour, comme la tienne, toi qui me lis" "A. Cohen, Le livre de ma mère". Ce livre ne peut laisser indifferent. A lire, à relire...

"Il ne mesure pas le danger, il n'a jamais ni faim, ni soif, un peu de sommeil lui suffit..." "On ne voit bien qu'avec son coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" "Le petit prince, St Exup" Il aurait fallut recopier tout le livre, j'ai choisi ces deux phrases, très circonstancielles... Je m'en vais de ce pas le relire...
J'arrête de vous saouler, paisibles lecteurs...

3 commentaires - aucun rétrolien

1eres citations...Pour rire ou réfléchir ;-)

TITRE_IMAGE Peinture de Emmanuel Correia (http://emmanuel.correia.free.fr/)

C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale.
Georges Bernardos.

La vie est une vaste scène où se succèdent comédies et tragédies. ( ???)

Le journalisme consiste, pour une large part à dire « lord Jones est mort » à des gens qui n’ont jamais su que lord Jones existait.
Gilbert Keith Chesterton

La jeunesse est injuste, elle se doit de l’être.
Jean Cocteau

Un intellectuel est quelqu’un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester.
Jean-Paul Sartre

On est jeune tant qu’on souhaite que chaque jour diffère de la vieille. Vieux, quand on espère que chaque année ressemblera à la précédente.
Gilbert Cesbron

On peut plus largement se passer des hommes (que des femmes). C’est pourquoi c’est eux que l’on sacrifie dans les guerres.
George Bernard Show

Lire, c’est laisser un autre peiner pour vous. La forme la plus délicate d’exploitation.
Emile M. Cioran.

Le gouvernement a un bras long et l'autre court : le long sert à prendre et il arrive par tout, le bras court sert à donner et il n'atteint que les plus proches.
Ignazio Silone

4 commentaires - aucun rétrolien