Kalalou

Tournicoti, Tournicoton

Au gré du vent, au gré du temps

Les couples se font et se défont

Ni roman, ni feuilleton

On change de chemise et d’amant !

Trois petits tours et puis s’en vont

Les couplent volent avec le vent

Car ainsi font font font

Tournicoti, Tournicoton…

 

Brisant les cœurs,

Riant des mœurs

Des femmes fatales, des filles en fleurs

Des hommes sérieux, des fins coureurs

Tous dans la danse, bien en cadence

Un pas puis l’autre, la valse commence.

Amnésique du passé, des moments partagés

Perdus dans le tourbillon des corps à corps légers

Les couplent flottent futilement.

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Sans nouvelle de mon oeil...

Comment puis je avoir la certitude que mon œil me restitue bien une image fidèle de la réalité ?
Imaginez. Vous voyez cette lampe, celle qui est posée sur mon bureau. Elle est verte, enfin, je la vois verte. Un socle vert pomme granny, un centre vert très clair presque beige, un abat jour vert granny (ce n’est évidemment pas moi qui ai acheté cette lampe. Bon, elle n’est pas moche mais, bref…). C’est l’image que mon œil me renvoie. Cette image, captée par mon œil, analysée par mes structures nerveuses et traitée par mon cerveau m’est présentée de cette façon. Le sera-t-elle de la même façon chez un autre avec un autre œil et un autre cerveau que le mien ? Certainement pas. Peut-être le vert sera-t-il perçu plus soutenu ou en plus clair par endroit. Qui de nous deux aura raison ? Lequel de nous deux sera le plus proche de la réalité de la lampe ? C’est une histoire sans fin ! Je me demande si de simples problèmes de perception du présent ne peuvent pas dégénérer en disputes, en combats… en guerres sanglantes et fratricides (:-))(que quelqu’un vienne me dire que la lampe est vert émeraude, ça va vite partir en… bref. Vous voyez où une simple histoire de lampe peut nous mener ?) .
Et puis, je regarde cette lampe dans un environnement lumineux sombre. Seule la lampe est allumée, et je décris le vert de cette façon. Demain, à la même heure, l’ambiance lumineuse ne sera sans doute pas la même, et alors, je percevrai la lampe d’une toute autre façon : ma propre réalité aura changé.


(lampe verte, après quelques bierres...)

Finalement, qu’est-ce que la réalité ? La réalité, dans ce cas, n’existe pas : aucun œil ne sera « l’œil absolu » susceptible de décrire avec certitude l’objet. La réalité de cette lampe est tout à fait relative, peut être ne devrions nous même pas parler de réalité mais d’état de la lampe décrit par un œil x, au moment t.
Je me suis rendue compte à quel point nous percevons les choses différemment en regardant la lune ce soir. Depuis que l’ophtalmo a tué mes yeux (trop de clients, il a pas eu le temps de faire un bon diagnostic, le pauvre), je vois les points, même légèrement lumineux avec un halo autour, voir totalement diffus (même avec correction qu’il faut que je change, je sais (en voiture la nuit, c’est pas pratique)…). J’ai réalisé récemment qu’un œil normal arrive à voir, jusqu’à un certain point, des choses éclairées de façon nette. Mais j’aime bien cette vision de la lune, un peu floue, mousseuse, cotonneuse, flottant doucement dans le ciel, j’aime bien ma réalité d’une lune sans bords tranchants, douillette et confortable !
Ben, je crois que tout le monde va être d’accord, il est grand temps pour moi d’aller dormir… Les journées de réflexion intenses ne me réussissent pas !

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Les jours...

Où l’on se demande pourquoi on s'est réveillé ... :-( (Sale Mardi pourri) Ca va mieux depuis !!! :-)

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La vie, Ne m'apprend rien...

Pourquoi cette étrange impression que le temps ne passe pas à la même allure pour tous, qu’il s’étire et se languit dans des vies vides de sens ? Pourquoi cette impression quasi certaine que ce sentiment d’éternelle insatisfaction ne s’estompera jamais, qu’une vie, aussi remplie soit-elle en apparence peut n’être au fond que vide et absence… Mais il faut avoir la patience d’attendre le temps des confitures et des gâteaux à la cerise du mercredi après midi ! A quel moment réalise t-on qu’il est temps de commencer à faire des confitures et des gâteaux le mercredi après-midi ? Pourquoi la vie semble t-elle parfois traîner les pieds comme une enfant gâtée ? A quand la fin des injustices dans la vie, la mort, tout ça ?
TITRE_IMAGE (www.math.ru.nl)

L’expérience. J’aime et je hais ce mot. Que savent-ils de mon expérience de la vie tous ces cravatés, enfoncés dans leurs chaises de bureau de cuir noir, pivotante, avec repose tête intégré ? Que connaissent-ils de mon vécu ? L’expérience. La grande expérience ! On vit des aventures qui nous enrichissent, nous endurcissent, nous adoucissent, nous forgent, modèlent nos caractères. ... Puis, viennent l’expérience et la maturité… Alors on raconte en vieux routiers les coups que la vie nous a donné, à de jeunes inexpérimentés, le soir, autour d’un café, d’un air entendu ; sourcils froncés, voix grave, 5 paires d’yeux écarquillés rivés à la bouche parfois trop avare au goût de certains… Faites silence, écoutez, l’expérience parle… Saurais-je at…

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MAbuLle perd La bOUlE

Ma bulle ne s'affiche plus correctement, les rubriques chevauchent le texte, les photos sont remplacées par des X (pourtant elles n'avaient rien de compromettant !)... C'EST GRAVE DOCTEUR ??? En attendant d'avoir le temps de m'en occuper sérieusement (si si... un jour), je change de fond pour une version épurée (mais moche (oups) et bleue), permettant un affichage lisible... Sniff...

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Pendant ce temps là, en Afrique Noire...

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En Afrique, la vie est un fil de soie fragile que peut se rompre sous l’effet d’une simple brise. La moindre petite affection prend rapidement une ampleur effarante, totalement disproportionnée...
Chez une coiffeuse de Lomé, une petite photo placée sur une boite en carton recyclé destinée à recueillir des pièces de monnaie a été négligemment posée sur le petit bureau faisant office de tiroir caisse, au mileu d'un foisonnement de bouteilles de shampooing, de mèches colorées et de bocaux de beurre de karité. On apprend qu’elle avait mal à la tête et qu’elle est morte. Elle a succombé à une migraine sans que cela ne déconcerte personne. Une semaine auparavant, cette apprentie d’une vingtaine d’année posait des bigoudis l’air plein de vie, insouciant. Vouloir apporter une aide à ses populations, les faire bénéficier des avancées de la médecine occidentale est une aspiration naturelle, un réflexe humain lorsque que l’on réalise qu’avec quelques antibiotiques et antiparasitaires, le maux les plus létaux pourraient être éradiqués. Mais il faut concilier l’aide à ses populations et la préservation de leur extraordinaire richesse culturelle dont font parties les médecines traditionnelles, premier réflexe de la majorité des africains face à la maladie ? Comment trouver la juste mesure entre le partage des biens et connaissances de la culture occidentale et la nécessité de ne pas réitérer, en imposant notre mode de vie, les erreurs de la colonisation, ne pas corrompre par nos incursions "bienveillantes ???"ces populations riches d'histoire et de culture, denses... ??? Doit-on se poser toutes ses questions lorsque des vies humaines sont en jeu ??? ... ???

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Des Anglais chez moi !

Des trackbacks incompréhensibles (le fait qu'ils soit en anglais n'y est pour rien, même un pur anglophone n'y comprendrais rien !) encombrent le kalalou depuis quelques jours... Ces envahisseurs robotisés ne se gênent pas et laissent parfois jusqu'à 3 posts sur le même article... PpPPfFFff... Stoppons les américains ! Non au néocolonialisme étatsuniens !!! ... Je ferme les tackbacks sur mes prochains articles :-)... Gloups !!!

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Le Cri


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Un cri, inaudible mais assourdissant
Une oreille, tendue mais sourde
Une voix, forte mais qui ne s'entend
Un dialogue, deux protagonistEs, dont une absente. Si loin par la pensée et si proche, tellement palpable...
Un fil inaltérable, qui voudrait s'éroder peu à peu.
Une colère indescriptible, que l'on se doit de ravaler.
Un monde en vagues absurdes, qui recommence sans cesse et sans chercher à comprendre.
Un monde sourd et aveugle, inconscient du tourment...



(Le cri, E. Munch)

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Espoir ?

La vie ne devrait pas être un éternel regard en arrière, la larme à l’œil. Sans doute, ne devrions nous pas égarer le temps par maints petits soins de vieilles blessures et vieux bobos. Comment construire l’après lorsque l’on a encore un pied hier ? Mais comment avancer lorsque l’on est sans cesse happé par un passé vorace, avide, lorsque l’aujourd’hui n’est que désespérance et que l’horloge, fatiguée par son propre tic-tac, semble s’être assoupie et se complaire dans les bras de Morphée ? Lorsque les brumes dissipées du lendemain laissent entrevoir un paysage désespérément chaotique.

TITRE_IMAGE Qu’est ce que l’espoir, sinon un concept né de l’imagination de romanciers utopistes ? Un mot pour décharger les consciences de ceux qui, par un : « Gardez espoir » lâché avec conviction et allure de circonstance ; tête penchée et yeux mourrant, réalisent leur bonne action quotidienne… L’espoir ne se flétrit jamais. Il faut le garder, à vie au fond d'une poche, l’observer tous les matins en se disant : « j’ai l’espoir, donc tout ira mieux demain ».
Mais l’espoir ne se couchera jamais sur nos pointes de pieds dépassant de la couette pour nous réchauffer la nuit comme le font les chats compatissants, il ne nous prendra jamais dans ses bras en nous caressant le dos… L’espoir est froid et distant, sourd, aveugle et muet…

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